Deuxième jour: pas de nouvelles, directement sur messagerie.

Troisième jour: j'appelle l'école. On me dit qu'ils font un feu de camp, que l'on ne peut pas les déranger.

Quatrième jour: silence radio.

Cinquième jour: j'étais dans tous mes états. J'appelle l'école et je commence à mettre les accents ! Le soir, mon fils m’appelle vers 20h pour me dire qu'il n'a pas le droit de téléphoner, qu'ils lui avaient pris son portable. juste le temps de me dire "maman je t'aime, ne t'inquiète pas je te raconterai tout, je rentre bientôt."

Sixième jour: pas de nouvelles.

Septième jour: coup de fil du père... qui me dit qu'il mettent mon fils au train et qu'il faut que je le récupère en gare de... Mon fils a 12 ans et n'a jamais voyagé seul. Il me dit "Ne vous inquiétez pas! Il ne risque rien" Grâce à Dieu je récupère mon C à la gare de... Mon fils me raconte, que dès le voyage, il s'était fait grondé car il avait osé dire que ce n'était pas bien de franchir les lignes blanches sur la route au frère qui conduisait. Ce dernier frère lui avait répondu "Ces lois sont pas celles de Dieu". Mon fils a insisté, et s'est fait incendié.

A l'école, on lui a interdit de se laver le soir, même après une grosse journée. Toilette au pas course le matin. Mon fils déteste le foot, ils l'ont obligés à jouer, si bien qu'il s'est pris violemment le ballon dans la tête, n'ayant jamais pratiqué ce sport.

Par contre, pour l'acheter, ils lui ont fait faire des activités que jamais je ne pourrais lui offrir. Ils lui disaient: "tu vois, ici, à l'école tout ce que tu vas pouvoir faire..."

Malgré cela, les élèves étaient très fermés, surtout les plus grands qui étaient très durs. Les enfants doivent une obéissance absolue, et n'ont pas le droit de s'exprimer.

Ils lui ont dit qu'il fallait faire le sacrifice de sa famille! En fait, les élèves ne rentrent que 3 weekend dans l'année et quelques jours aux grandes vacances s'ils ne partent pas en camps. Noël, Pâques, sacrifice, pas avec la famille, à l'école...

Pendant un certain temps, après le retour de mon fils, le père... m'appelait pour me convaincre de laisser mon C partir à l'école, disant que c'était un garçon formidable, qu'il avait une véritable vocation, qu'il fallait qu'il protège cette vocation. Au début, par respect à l'égard de son Sacerdoce, je lui répondais gentillement qu'il fallait que je réfléchisse, parce que je trouvais l'école trop stricte. Il me répondait que cela allait changer, qu'ils voyaient que les enfants avaient besoin de voir leurs parents... mais qu'il fallait à tout prix protéger la vocation de C. Alors là j'ai monté le ton, et je lui ai dit que sa mère c'était moi, et que j'étais capable de protéger la vocation de mon fils par la prière et que sa construction devait se faire au sein de sa famille. et je lui ai demandé de ne plus nous appeler.

Des années ont passée. Mon fils a grandi en taille et en sagesse, toujours au cœur de Dieu sous la protection de la Très Sainte Vierge Marie au sein de sa famille. Il se prépare à rentrer au séminaire, pour devenir ce qu'il a toujours voulu: prêtre de Jésus Christ.

Il a fait ses études dans un collège, puis un lycée mixte, d'état, comme tout le monde.

C'est son cœur qui n'était pas comme tout le monde, il appartient à Jésus.

Voilà , mon histoire de maman.

en union de prière avec toutes les mamans.

Marie