Conférencier et écrivain à succès, Williams a publié 14 livres, dont :

  • Qui est mon voisin ? Le personnalisme et la fondation des Droits de l'homme (Catholic University of America Press, 2005)
  • Serviteurs et témoins de l'Espérance (Logos Press, 2001)
  • Printemps de l'évangélisation (Ignatius Press, 1999)
  • Construire sur le roc (Staten Island: Alba House, 1994),
  • Progrès spirituel : devenez le Chrétien que vous voulez être (Hachette, 2007),
  • Plus grand que vous ne le pensez : un théologien répond aux athées au sujet de Dieu (Hachette, 2008),
  • Savoir reconnaître le bien du mal : un guide chrétien pour la conscience (Hachette, 2008),
  • Peut on avoir confiance en Dieu ? (Hachette, 2009),
  • Le Monde comme il devrait être : la doctrine sociale de l'Eglise pour la nouvelle génération (Crossroad, 2011).

Williams a également publié plus d'une centaine d'articles (universitaires et de vulgarisation) sur un grand nombre de sujets, et ses essais ont été publiés dans le Wall Street Journal, First Things, Sacerdos, l'Encyclopédie Stanford de Philosophie, the National Catholic Register, The Human Life Review, Nova et Vetera, The Catholic Thing, Katholische Wochenzeitung, Homiletic and Pastoral Review, új Ember, Catholic Men's Quarterly, Catalunya Cristiana, Ecclesia, Kvarnerski Vez, The Denver Catholic Register et Famiglia Cristiana. Il a également été cité dans The New York Times, Newsweek, Time Magazine, USA Today, The Detroit Free Press, The Philadelphia Enquirer, et The Houston Chronicle.

Le père Williams prêche également les exercices spirituels de Saint Ignace de Loyola pour les prêtres et les laïcs.

Elements de réflexions apportés par Genevieve Kineke, à partir des réactions sur son blog:

  • Quand un prêtre brise ses voeux, c'est toujours quelque chose de tragique. Mais aussi grave que soit cette affaire, c'est la complicité de son entourage qui est de loin la chose la plus préoccupante, surtout de la part d'un groupe qui essaye de se réformer après des décennies de monstrueuse tromperie.
  • L'élément le plus troublant de l'affaire, c'est que l'enfant est désigné dans le communiqué comme « le sien » (NDT : « hers », en anglais : c'est-à-dire celui de la femme). Pour une congrégation qui s'associe avec la Nouvelle Evangélisation, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils ont raté le coche sur ce point, étant donné que la paternité est précisément un aspect qui fait cruellement défaut dans la culture actuelle.
  • Etant donné qu'il a été reconnu que l'enfant a été conçu il y a un certain nombre d'années, les évènements récents (promotion de livres, conférences, apparitions à la télévision, etc) ont forcément été approuvés en pleine connaissance de l'hypocrisie monumentale que cela représentait.
  • Que le père Williams ait tout fait en solo, ou que la Légion ait été complice - et bien qu'ils refusent d'avouer quand ils ont été informés - leur silence est condamnable en soi.
  • Nous savons également qu'ils n'ont agit qu'en dernière instance, contraints par les révélations sulfureuses provenant de Patricio Cerda, avec des excuses bidons pour essayer de nous faire croire que c'était le résultat d'une enquête interne. Si c'était le cas, alors cette affaire aurait du éclater il y a bien longtemps. Les éléments chronologiques parlent d'eux-mêmes : ils ne pouvaient tout simplement plus continuer à entretenir le simulacre.
  • La réponse du cardinal De Paolis est à peine croyable : « Ce sont des choses qui arrivent »... un commentaire qu'on pourrait attendre d'un commentateur sportif annonçant des irrégularités dans une partie, mais pas d'un « prince de l'Eglise » devant répondre d'un grave abus de confiance dans une matière théologique.
  • Le fait que Thomas Williams ait enseigné la théologie morale au séminaire, tout en dissimulant un tel secret, est également très troublant. Un autre professeur de théologie morale a scandalisé les lecteurs de ce blog il y a quelques années, en avouant qu'il était au courant des abus sexuels dans la Légion depuis longtemps, mais que ce n'était pas une grosse affaire.
  • Pendant des années, Thomas Williams a été le modèle légionnaire, l'icône même de la Légion, comblant le vide laissé par l'ancien modèle légionnaire, le père Maciel. Etant donné que la hiérarchie de la Légion n'arrive pas à trouver un modèle de légionnaire qui soit un homme intègre, est-ce que les supérieurs ne nous envoient pas ici un message... ou bien faut-il en rester à l'idée qu'ils se sont encore trompés dans leur choix ?
  • Nous avons encore une fois observé la stratégie des légionnaires et des membres du RC qui cherchent à rejeter le discrédit sur tous ceux qui sont choqués par ces nouvelles terribles. Leurs regards sont tellement biaisés, qu'ils en viennent à qualifier les critiques de « méchancetés » ; les simples réactions de stupeur sont appelées « des jugements » ; et ils font bien sûr un appel autant précipité qu'incohérent au pardon.
  • Le moteur de recherche Yahoo montre que « Légion du Christ » arrive en nombre de recherche entre Ashton Kutcher et Paris Hilton, ce qui montre l'ampleur de ce scandale, jusque dans les lieux les plus éloignés de l'Eglise. Alors que nous sommes confrontés à des taux de chômage record, une dette publique monumentale, une liberté religieuse de plus en plus remise en cause et une montée des persécution contre les chrétiens, quel spectacle l'Eglise donne-t-elle à voir au monde ? Une histoire puérile de cour de récréation.
  • La Légion affirme qu'elle est en train d'essayer de se réformer, mais nous sommes pourtant face à un groupe dont les supérieurs sont toujours en place, malgré des décennies de duplicité et de mensonge et dont le délégué pontifical ne parle même pas la langue (bien qu'il ait été nommé en 2010, il n'a pas été informé de cette histoire pourtant connue par la hiérarchie). Et après ça, ils nous expliquent que cette histoire ne doit pas être un motif d'indignation, mais de miséricorde.
  • Enfin, la psychologie perverse de cette secte continue à pousser ses membres à nier la vérité des choses, pour empêcher toutes réactions vraiment humaines quand les mensonges sont découverts. Il n'y a pas la moindre trace de conscience personnelle dans ce groupe. Leurs porte-paroles ne sont pas dignes de confiance et leur matériel de formation n'est pas du tout fiable. Il faudrait maintenant qu'on nous explique pourquoi ce groupe devrait continuer à exister, alors que les fruits qu'ils apportent à l'Eglise sont systématiquement et gravement compromis...