L'arbre et les fruits. 1ère partie.
Par Xavier le dimanche 13 février 2011, - Lien permanent
Je ne
sais pas ce qui est le plus choquant: l'article sarcastique de Lucrèce Rego à
l'égard du jugement de Benoît XVI sur le père Maciel... ou les réactions
intempestives de certains chroniqueurs à son article. Alors que les uns
s'enfoncent dans le négationnisme – au point de persifler lourdement sur les
propos du Pape, les autres – qui affichent une ignorance sur l'affaire assez
déconcertante – se permettent de faire la leçon aux premiers.
Mais la bêtise a des limites. Permettez-moi donc de vous offrir cette petite
réponse, qui vient de quelqu'un qui n'est ni un militant anti-catholique, ni un
être écumant de rage.
Je suis un simple fils de l'Eglise catholique, croyant et pratiquant, et
j'ai décidé d'exercer mon devoir de conscience, avec un petit groupe de
familles et d'anciens légionnaires, après avoir pris conscience de la gravité
des déviances dont nous avons été victimes dans cette congrégation, ainsi que
des manipulations odieuses que cette dernière a exercé et continue d'exercer
dans les plus hautes sphères de l'Eglise. Si nous avons décidé de parler,
quitte à prendre le mauvais rôle dans l'histoire, c'est parce que nous en
savons trop, et que maintenant, nous tremblons pour l'avenir de l'Eglise. Ni
plus, ni moins.
Avant d'aller plus loin, sachez que je connais la Légion du Christ de
l'intérieur, pour en avoir été membre pendant plus de six ans (de 1999 à 2006).
J'ai rejoint cette congrégation à 22 ans, après avoir fait des études de
philosophie à l'IPC. J'ai quitté la congrégation parce que j'étais miné en
permanence par une multitude de problèmes de conscience, étant par obéissance
amené à appliquer une méthodologie d'apostolat tellement contraire à
l'Evangile. Un an et demi après avoir quitté la Légion du Christ, j'ai rejoint
le séminaire de Paris, grâce auquel j'ai pu faire une relecture de mes années
dans la Légion. J'ai finalement quitté le séminaire, trop bousculé par toutes
les révélations sur la double vie du père Maciel, et réalisant que les
blessures laissées par mon parcours dans la Légion étaient trop profondes pour
continuer sereinement dans la voie du sacerdoce.
Depuis environ deux ans – en fait, depuis la révélation officielle de la
double vie du père Maciel – j'ai ressenti le besoin de me plonger dans cette
sombre affaire, afin de comprendre comment on en était arrivé là. Je voulais
connaître la vérité, toute la vérité et rien que la vérité.
J'ai lu une grande partie des travaux qui ont été écrits jusqu'à présent sur
l'affaire Maciel, en anglais et en espagnol. Je ne prétends pas tout savoir, et
encore moins présumer des intentions des uns et des autres, mais les éléments
que je connais, aujourd'hui, me permettent de porter un certain nombre de
jugements assez objectifs sur la question. J'ajoute que je connais
personnellement plusieurs victimes du père Maciel, avec qui je suis en contact
régulier.
L'objet du scandale.
Le 30 janvier dernier, Madame Lucrèce Rego a publié
un article étonnant que l'on pourrait résumer ainsi: «Pour avoir fait
autant de bonnes choses, le père Maciel ne pouvait pas être aussi mauvais qu'on
le prétend». C'est une thèse assez surprenante, à la lumière de tout ce que
l'on sait maintenant sur le fondateur de triste mémoire. Mais après tout, Dieu
seul sonde les coeurs et les reins, et il n'est pas interdit d'émettre une
telle hypothèse.
Le problème, c'est que pour étayer son raisonnement, Madame Rego multiplie
les sous-entendus, jusqu'à apparaître carrément sarcastique à l'égard du Pape.
L'emphase qu'elle met à propos des capacités intellectuelles de Benoît XVI est
tellement exagéré, que cela fini par donner l'impression qu'elle tourne le Pape
en dérision: «le cerveau exceptionnel de Joseph Ratzinger», «son
esprit fin et lumineux», «son esprit rationnel et extraordinairement
lucide», de nouveau «le cerveau du cardinal Ratzinger»,
«notre cher et admirable Benoît XVI, intelligent et sage comme peu de
personnes dans le monde», et encore «le cerveau du Pape pourra se
reposer le jour du jugement final, lorsque la vérité viendra à la
lumière»... Tout cela, pour conduire le lecteur à admettre que le Pape n'a
pas été capable de résoudre le casse-tête de la crise légionnaire.
Il y a une certaine dose d'ironie dans cet article, ou alors une maladresse
inexplicable de la part d'une personne ayant autant de responsabilités dans
l'Eglise.
Car Madame Rego, membre très active du Regnum Christi, est
également la directrice du réseau international catholic.net, l'un des plus
grands portails catholiques sur le web, existant dans plusieurs langues, et
bénéficiant des informations fournies par l'agence de presse Zenit, elle-même
dirigée par un ancien légionnaire, Jésus Colina. Un tel article, provenant
d'une membre aussi imminente du Regnum Christi - un mouvement ne
jurant que par sa fidélité inconditionnelle au Pape - est quelque peu...
surprenant.
Mais ce n'est pas tout. Madame Rego met en doute les conclusions de
l'enquête concernant le père Maciel, sous-entendant que le Pape s'est fait
roulé par quelques mauvaises rumeurs sans fondement: «Pauvre Pape! D'un
côté, quelqu'un de confiance (nous ne savons pas qui) lui montre en l'an 2000
(pas avant) «des témoignages indubitables» (nous ne savons pas de qui) prouvant
que Marcial Maciel a eu «une vie aventureuse, dissipée,
débauchée».
Et de conclure, un peu plus loin: «Le Pape se trouve devant une enigme
qu'il n'a pas pu résoudre, et nous sommes avec lui devant ce paradoxe qui
interroge le plus intime de notre foi, car il n'y a que deux alternatives: ou
bien Jésus Christ a menti quand il a dit «Il n'y a pas de mauvais arbre qui
donne de bons fruits», ou bien, si ce n'est pas le cas, c'est qu'il y a
forcément quelque chose qui n'a pas encore été découvert dans les «témoignages
indubitables» qui ont été présentés au Pape.»
De son côté, le père Giovanni Scalese, de l'ordre des clercs réguliers de
Saint-Paul, surrenchérit le 2 février sur son blog:
«Personnellement, j'ai noté que jusqu'à présent, on a toujours parlé de
«témoignages», et jamais de «preuves». Alors je pose la question: peut-on
condamner une personne seulement sur la base de simples témoignages? (…) Le
fait que se présente une personne qui prétend être le «fils» du père Maciel
est-il suffisant pour démontrer qu'il l'est véritablement? Je demande encore:
un test d'ADN a-t-il été fait pour prouver la paternité réelle de ces prétendus
enfants? (…) Sur la base des informations qui nous ont été fournis, lesquelles
– notons-le – s'attardent sur les détails les plus scabreux des abus que le
père Maciel aurait commis, mais omettent de donner quelques preuves que se
soit, il me semble qu'on ne peut pas émettre un jugement définitif. Si les
seules preuves contre Maciel sont des témoignages, aussi nombreux et
convergents qu'ils soient, il pourrait s'agir de simples calomnies (et il y a
tant de raisons qui pourraient justifier de telles calomnies).» Dans la
suite de son article, le père Scalese appuie son raisonnement en citant les
exemples de quelques saints qui ont été injustement calomniées au cours de
l'histoire: Jésus, Jeanne d'Arc, Padre Pio et Jean XXIII. Il conclut ensuite
son article par une pieuse morale: «L'histoire devrait nous enseigner à
être extrêmement prudents avant d'émettre des jugements définitifs, surtout
quand il s'agit de morts que ne peuvent plus se défendre. (…) Mais sur les
personnes défuntes, il vaut mieux étendre un voile de silence miséricordieux.
Parce sepulto!»
D'un autre côté, très sûr de lui, Monsieur Luis Fernando Perez Bustamente,
directeur d'un autre portail catholique (InfoCatolica)
répond à Madame Rego, le 1er février, en lui faisant la leçon: «Le
problème de Lucrèce, c'est qu'elle ne semble pas être capable de comprendre que
les péchés de Maciel ne peuvent pas convertir tous les légionnaires en
pécheurs. Autrement dit, pour autant que le fondateur a mené une vie de péchés,
si la majorité des légionnaires ont vécu leur christianisme saintement, il est
normal que la Légion ait produit de bons fruits. Non pas à cause de Maciel,
mais à cause de la grâce de Dieu qui opère en chacun d'eux. Le fait que Maciel
était un être dépravé ne signifie pas que les légionnaires et les membres du
Regnum Christi le soient également. Les enfants ne sont pas responsables des
péchés de leurs parents. Bien sûr, le péché de Maciel a affecté toute la
Légion, mais pas jusqu'au point de convertir cette dernière en un instrument de
péché.»
Et puis, quelques jours plus tard, voilà que le site «Benoît
et moi» vient ajouter son grain de sel, avec une couche de préjugés... que
je n'arrive tout simplement pas à comprendre. Je cite:
«Je n'ai pas suivi les derniers développements (et guère les premiers),
éprouvant un intérêt médiocre pour tout ce a pour objectif plus ou moins avoué
de traîner l'Eglise dans la boue, ou, selon l'expression du Saint-Père dans
Lumière du monde, de la "clouer au pilori". Même si l'Eglise n'a rien à
redouter de la vérité, il ne m'a pas échappé que les plus frénétiques
accusateurs de Marcial Maciel ne sont pas à rechercher par les amis du
Saint-Père! (voir par exemple « Les nouveaux soldats du pape, Légion du
christ, Opus Déi, traditionnalistes », de Caroline Fourest et Fiammetta
Venner). Et s'ils veulent vraiment "faire le ménage", il y aurait tant d'autres
domaines où exercer leur zèle!»
Ainsi, Béatrice – la personne qui s'occupe de ce site Internet – commence sa
revue de presse par un magnifique procès d'intention: tous les contradicteurs
du père Maciel sont, a priori, des personnes mal-intentionnées, qui ne
cherchent «qu'à traîner l'Eglise dans la boue». La question de la vérité, et
les conséquences gravissimes que l'affaire Maciel peut avoir sur l'avenir de
l'Eglise? Inutile de s'intéresser à tout cela, car voyez-vous, toute personne
qui critique Maciel – qu'elle ait raison ou pas – le place de toute façon parmi
les ennemis de l'Eglise. C'est une position facile. Surtout quand on n'a pas
été victime soi-même, et qu'on se situe bien sûr... du bon côté!
L'ironie du sort, c'est que c'est précisément grâce à ce genre d'arguments
que Maciel a réussi à faire taire ses victimes pendant de nombreuses années. Et
à cause de cet esprit à la fois dualiste et ostraciste que le mal a pu se
développer impunément dans l'Eglise. Mais je reviendrai là-dessus car c'est un
point très important. L'attitude idéologisée de certains milieux catholiques
bien-pensants a été précisément l'une des composantes essentielles du terreau
dont s'est servi Maciel. Il lui suffisait de jouer le rôle du saint fondateur
persécuté par d'affreuses calomnies, provenant «d'ennemis de l'Eglise»... pour
manipuler alègrement ses adeptes et ses bienfaiteurs.
J'ai donc décidé de partager quelques réflexions personnelles sur la
question. Cependant, toute cette affaire est tellement (mais tellement!)
complexe, qu'elle ne peut pas être traitée en quelques lignes.
C'est pourquoi, je vais décortiquer le problème de la façon
suivante:
- Dans un premier temps, je vais répondre aux questions de Mme Rego et du
père Scalese: Quelles sont les sources dont nous disposons? S'agit-il seulement
de quelques témoignages anodins? Qui sont les personnes derrière les
accusations? Pourquoi l'Eglise n'a-t-elle rien vu pendant tant
d'années?
- Dans un deuxième temps, je vais faire un résumé de ce qu'on sait,
aujourd'hui, de la véritable histoire du père Maciel.
- Dans un troisième temps, je vais proposer une autre alternative à la
contradiction soulevée par Madame Rego, répondant simultanément aux
affirmations de Monsieur L.F. Perez Bustamente.
- Enfin, pour conclure, j'aimerais partager mes inquiétudes sur les risques
que toute cette affaire peut avoir sur l'avenir de l'Eglise.
A bientôt, donc, pour la suite!
Commentaires
Bravo, Xavier! Merci de revenir personnellement dans ce débat de manière toujours aussi juste et pondérée. Le premier élément de réponse qui vient à l'esprit est le suivant. Oui, on juge l'arbre à ses fruits, mais qu'est-ce qu'on entend par fruits? Si c'est simplement la réussite par l'efficacité à rassembler du monde, à réunir de l'argent et à attirer des jeunes, alors (oui hélas!) un arbre mauvais peut donner ce genre de "bons fruits". S'il s'agit de la fécondité de la charité, qui construit humblement le Royaume le plus souvent sans éclat humain, alors, non, un arbre mauvais ne peut pas donner de bons fruits. Sa fécondité n'est pas durable et son succès humain finit par tomber un jour comme un fruit pourri de l'intérieur. C'est à mon avis le cas de la Légion. Elle a attiré beaucoup de jeunes gens généreux par la séduction d'un apostolat immédiatement efficace et en a sélectionné les plus capables humainement. Leur savoir faire et leur dévouement ont donné un succès rapide et éclatant qui a ébloui (au sens aussi d'aveugler, hélas!) les plus hauts responsables de l'Église. Mais cela ne pouvait pas durer indéfiniment car la pourriture et le mensonge rongeaient cette œuvre à la racine. Personnellement je pense que la hiérarchie de l'Église, plutôt que d'essayer de sauver la Légion, devrait se soucier davantage de sauver les légionnaires sains en les aidant à se libérer spirituellement et à trouver leur place dans l'Église. Ce sont eux le vrai trésor et non les "réussites" bien équivoques de la Légion.
1) Dans la polémique entre les partisans, ridicules, de "Saint Maciel", et qui en viennent à se moquer du Pape, les membres de la LC ou du RC qui, eux, ne contestent plus les crimes de "notre père", et le père Scalese,qui doute de la culpabilité de Maciel, on voit bien que se pose la question du charisme initial de la LC. Si les fruits sont bons ( les oeuvres de la LC et la sainteté de ses membres), l'arbre est bon ( la LC et le RC comme institutions ecclésiales), et si l'arbre est bon, la graine est bonne ( la semence initiale, c'est à dire le charisme dont le père M fût l'instrument), et la bonté de la graine, jusqu'à preuve du contraire dans l'histoire de l'Eglise, suppose une certaine sainteté de celui par qui elle va être semée. Donc,sur la base de ce raisonnement, il y a forcément contradiction entre l'affirmation selon laquelle la LC a vraiment un charisme originel et original et l'impiété de son fondateur, "dénué de tout sens religieux". Je comprends alors que des "partisans" aveuglés de Maciel s'engouffrent dans cette contradiction et n'hésitent pas à attaquer le Saint Père, avec une hargne ironique qui en dit long sur leur état d'esprit.
Pour ceux de la LC qui ne contestent plus les crimes de M, mais qui n'en sont pas encore à s'interroger sur les responsabilités de la Cupula et qui demeurent convaincus de l'existence d'un charisme initial, je pense que peu à peu ils vont, s'ils sont vraiment honnêtes et sont des hommes qui écoutent leur conscience, reconnaître l'ombre portée du fondateur sur la LC et l'absence de charisme spécifique. Mais pour le moment, je dois observer que certains propos de Mgr De Paolis ne facilitent pas cet exercice de vérité.
2) Je ne conteste pas la gravité du dossier, mais se fonder sur cette affaire pour parler de "sombre avenir" de l'Eglise est excessif, inutile, dangereux et présomptueux :
- excessif car l'Eglise, ça n'est pas "que" la Légion, et faire de la futurologie ecclésiale à partir de cette affaire serait, au simple plan de la méthode inductive, une faute de méthode ;
- inutile car la vie est courte et seul le présent nous appartient, et la façon dont nous le vivons, elle, est déterminante pour l'avenir de l'Eglise, bien plus que toute conjecture qui occuperait le temps que Dieu nous donne et est, de toutes façons, par nature, incertaine ;
- dangereux pour notre Foi et notre Espérance :
notre foi : se polariser sur un avenir "sombre" porte en soi le risque de douter des paroles du Christ à Pierre : "les portes de l'Enfer....",
notre espérance : comme le rappelle Benoit XVI dans Spes Salvi, la foi est la substance de notre espérance, donc ne voir dans l'avenir de l'Eglise que la partie sombre, c'est oublier ou mettre de côté les promesses fondamentales du Christ concernant l'Eglise, notre Eglise, dont nous sommes membres, et c'est remplacer le noyau de la Foi par le doute insidieux et, in fine, le désespoir collectif et personnel.
- présomptueux, car qui peut s'autoriser à "penser" l'avenir de l'Eglise, si ce n'est - et il le fait avec beaucoup d'humilité- le Saint Père...qui lui, au quotidien, a les élements qui contribuent à imaginer, avec prudence, l'Eglise de demain ( voir ses propos déjà ancien dans " le sel de la terre" ou dans "lumière du monde")
Pour conclure, je dirais que cette terrible affaire est une occasion- à ne pas rater- de réfléchir au mystère de l'Eglise,celle du Ciel et de la terre, de lire ou de relire son histoire ( que pouvait penser un catholique fidèle en voyant Talleyrand dire la messe du 14 JUILLET 1790 sur le Champ de Mars, ou que peut penser un catholique chinois de 2011 dans ses geôles ?.
L'évangile de ce 9ème dimanche TO -A- suffit :
"Ce jour-là, beaucoup me diront : 'Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en ton nom que nous avons été prophètes, en ton nom que nous avons chassé les démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ?' Alors je leur déclarerai : 'Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui faites le mal !' "
J'ai lu le texte des LC inquiets de l'inertie de Paolis et, là, je dois dire que je les comprends. Maintenant, s'ils sont assez nombreux pour être bien visibles, pourquoi ne s'organisent ils pas pour sortir de la LC, et proposer, non plus à Paolis, mais au dicastère compétent ( clergé ou religieux) une solution canonique adaptée à leur situation.
Parce que s'ils restent dans une situation de "grogne", au sein de la LC, et avec la cupula actuelle, ils n'obtiendront certainement pas grand chose. En outre, s'il n'y a pas de charisme, quel sens aurait de rester dans cette galère ?
Et par ailleurs, l'affirmation sur les "bons fruits" de la LC & du RC est aussi très très discutable justement. Il y a un devoir d'inventaire à faire, mais on peut comprendre que pour une haute responsable de la RC ce ne soit pas discutable. Car tout n'est pas bon dans le fruit de la LC & du RC on n'est pas dans du blanc ou noir, mais dans du gris c'est toute la difficulté.
Ne tombez pas dans la désespérance, suivez le Christ, il est la vraie Lumière.
Partout dans le mondre les chrétiens doivent porter leur croix, en Irak, les martyrs, en Chine, les interdictions gouvernmentales, en Irlande, les prêtres pédophiles, aux Etats Unis, les diocèses en faillite,et les Légionnaires doivent porter cette croix pesante de la plaie honteuse laissée par le fondateur.
Mais le Christ dans sa Passion et par sa Resurrection est venu porter sa Croix à nos côtés, pour nous relever quand nous tombons, nous faire revivre quand nous mourrons.
Alors, frères et soeurs, croyez à l'Esperance, faites confiance au Christ et à son Eglise, faites confiance à vos frères, Card. De Paolis, toutes les consacrées et tous les légionnaires, et faites vous confiance vous même. Relancez vos filets. Le Christ veut votre bonheur. Entrez dans l'Esperance. Priez pour l'Eglise. Priez pour les martyrs d'Irak, pour les chrétiens de Chine, pour les diocèes américaines endettés, pour les prêtres d'Irlande. Priez pour la Legion et le Regnum Christi. Et laissez souffler l'Esprit d'Amour.
Il ne faut pas seulement prier, il faut agir contre la secte fondée par ce voyou.
Aigle, qu'il est rafraîchissant de trouver le bon vieux esprit cartésien dans cette mare! Je me demande comment la LC a jamais pu avoir des adeptes en France!
le message de Will Conquer et un message de sagesse... Je pense à toutes ses victimes vivant, leurs témoignages donnerons du fruits à toutes les communautés Chrétiennes où pas, ils auront la guérisons de la Vierge Marie et seront bénis de l'Amour de Dieu, c'est la seule issue qui est le chemin de l'Amour. Continuer à témoigner pour défendre l'Amour de Dieu pour les hommes d'aujourd'hui et de demain.