Qui sont les responsables? Quelques précisions.
Par Xavier le mardi 18 mai 2010, - Lien permanent
Vous
trouverez ci-dessous un article de Sandro Magister, vaticaniste reconnu, à
propos d'une circulaire interne à la Légion. Ce document, qui donne quelques
indications sur la façon de recevoir le communiqué du Saint Siège, a provoqué
des réactions houleuses sur la toile.
Une fois n'est pas coutume, je ne partage pas tout à fait l'opinion de
Sandro Magister. Je veux simplement dire - comme je l'ai dit à RFI - qu'il
n'est pas impossible, compte tenu de la structure pyramidale de la
congrégation, des techniques utilisées depuis des années par Maciel pour assoir
le culte de sa personnalité, et des différents types de pression au sein de la
congrégation... que les derniers supérieurs de la congrégation "n'aient rien
vu" de la double vie du père Maciel (jusqu'à peu de temps avant sa mort...
disons au plus tard jusqu'en 2007). Je peux me tromper, certes, mais je crois
qu'il est très difficile de déterminer les responsabilités de chacuns, et qu'il
faut éviter - le principal coupable n'étant plus de ce monde - de reporter trop
vite sa colère sur tous ses collaborateurs, qui sont également, il ne faut pas
l'oublier, les premières victimes de ses tromperies.
Cela n'excuse pas tout, cependant. Car le fait est que le fonctionnement
de la Direction Générale de la Légion du Christ était lui-même vicié, et il
faudra bien que ces supérieurs répondent aux questions que tout le monde se
pose:
- Comment ont-ils pu tolérer de voir le père Maciel disparaître aussi
souvent, et pendant des années, emportant chaque fois avec lui d'énormes
quantités d'argent en liquide, dérogeant ainsi aux principes de base de la plus
élémentaire vie religieuse? Comment ses plus proches collaborateurs
faisaient-ils pour le joindre, quand ce dernier s'absentait pendant plusieurs
semaines?
- Comment ils ont pu accepter, en conscience, et pendant des années, les médisances et les calomnies proférées par le père Maciel a l'égard des anciens légionnaires qui avaient dénoncé ses crimes? Comment ont-ils accepté de mettre en place toute une stratégie de défense, qui aurait dû les amener, s'ils avaient un tant soit peu d'honnêteté et de conscience altruiste, à se confronter aux accusations, au lieu de MENTIR sans scrupules, et de contribuer ainsi à BLESSER, de nouveau, les victimes du père Maciel? Ne pouvait-on pas lire, il y a encore quelques semaines sur le site de Wikipedia, à propos des accusations contre le fondateur des Légionnaires du Christ (ce paragraphe a été supprimé depuis peu):
Sur les 10 accusateurs, l'un s'est rétracté (Miguel Diaz) en affirmant qu'il s'agissait d'un coup monté de toutes pièces pour porter atteinte à la Légion. Quatre autres anciens légionnaires ont également déclaré sous serment qu’ils avaient été abordés pour participer à ces accusations mensongères. La congrégation et son père fondateur affirment qu'il s'agit de mensonges et s'interrogent sur l'origine de l'argent qui permet à Juan Jose Vaca de tant voyager à travers le monde pour faire connaître ses accusations.
- Comment ont-ils pu cautionner délibérément le mensonge tellement grave
concernant les soi-disantes "Lettres de Nuestro Padre"? Que disent-ils à propos
de la batterie de prêtres de la Direction Générale, chargée de répondre aux
lettres personnelles envoyées par les élèves des écoles apostoliques, les
religieux légionnaires et les consacrées du mouvement Regnum Christi? Comment
se fait-il que des prêtres, soumis par leur vocation sacerdotale à la
discrétion, aient accepté cette perversion patente, qui porte tellement
atteinte au respect de la vie privée et de l'intimité
personnelle?
- Pourquoi n'ont-ils pas géré, en accord avec les principes de JUSTICE et
de CHARITE, dont ils se réclament sans cesse, les cas d'abus sexuels qui ont eu
lieu au sein de la Congrégation. En France, il y a eu deux cas successifs de
pédophilie, à Méry-sur-Marne. Certes, il ne s'agissait peut-être que
d'attouchements, mais les victimes ont été blessées à vie. Qu'ont fait les
supérieurs? Etouffer l'affaire, ne laisser aucune trace écrite, culpabiliser
les familles et les victimes (comme si en réclamant la justice, les victimes
deviennaient les coupables!!). Les familles n'ont pas pu faire le deuil de ce
qui est arrivé à leurs enfants - comme me l'a confié l'une d'entre elles -
parce qu'il n'y a pas eu JUSTICE.
- Comment ont-ils pu accepté de continuer à entretenir le "mythe Maciel"
auprès des membres de la Congrégation, alors qu'ils avaient eu la triste
évidence que ce dernier, affaibli par la vieillesse, manifestait tous les
signes les plus évidents de l'acédie spirituelle? Comment ont-ils eu le culot
d'affirmer au monde entier que le fondateur "avait rejoint la patrie céleste",
alors qu'ils avaient, cette fois, l'évidence de sa double vie?
- Comment ont-ils pu accepter, sans avoir le moindre scrupule, de
poursuivre en justice John Paul Lennon, responsable du site Internet "ReGAIN
network", en 2008... ALORS QU'ILS SAVAIENT que leur fondateur était une
crapule? Pourquoi ont-ils, toujours sans scrupules et au même moment, exigé la
fermeture du site exlegionaries.com, lequel, pour beaucoup d'anciens
légionnaires, était une source de consolation et d'échange d'informations...
alors qu'ils avaient, à ce moment là, suffisamment d'éléments pour comprendre
que ce qui se disait sur ce site était vrai? J'ose espérer que l'une des
premières décisions du délégué pontifical consistera à rembourser intégralement
les énormes quantités d'argent que les personnes attaquées en justice par la
Légion du Christ ont été obligées de dépenser pour se défendre (argent qui
provenait, dans leur cas, de leur maigres économies personnelles, obtenues à la
sueur de leur front et de non de quelques réseaux de bienfaiteurs
aisés!)
"On ne savait pas!", disent-ils aujourd'hui penauds. Mais c'est
précisément cela qui est scandaleux. Comment ont-ils pu faire taire leur
conscience, à ce point?
Les dirigeants de la Légion s'absolvent eux-mêmes, avant de
couler
Dans une circulaire interne que nous publions ici, ils affirment n'avoir
jamais rien su de la double vie de leur fondateur Maciel. Mais les autorités
vaticanes sont d'une opinion opposée. La nomination du délégué pontifical est
imminente.
par Sandro Magister
ROME, le 17 mai 2010 – Benoît XVI, revenu du Portugal, retrouve sur son
agenda le difficile dossier des Légionnaires du Christ.
Le pape devra prochainement mettre en œuvre les trois décisions annoncées
dans le communiqué publié le 1er mai par le Saint-Siège : la nomination
d’un délégué pontifical à la Légion, muni de pleins pouvoirs ; la
nomination d’une commission d’étude sur les constitutions de la
congrégation ; la nomination d’un visiteur apostolique pour son mouvement
laïc, Regnum Christi.
En ce qui concerne le délégué, la seule candidature examinée lors du sommet
qui a eu lieu au Vatican les 30 avril et 1er mai, celle du cardinal Juan
Sandoval Íñiguez, 77 ans, archevêque sortant de Guadalajara, n’a pas eu de
suite. Le cardinal a déclaré qu’il n’avait pas été sollicité et qu’il ne
pensait pas être l’homme de la situation, tout en affirmant qu’il était en tout
cas à la disposition du Saint-Père, à qui il est lié par son serment
d’obéissance.
Mais, dans la note publiée à ce sujet le 7 mai sur le site de la conférence
des évêques du Mexique, il y a un passage intéressant : celui où le
cardinal Sandoval exprime le vœu que le délégué soit l’un des cinq évêques qui
ont récemment achevé leur visite apostolique à la Légion.
Deux d’entre eux paraissent avoir plus de chances d’être retenus :
Ricardo Ezzati Andrello, évêque de Concepción, 68 ans, Chilien mais Italien de
naissance, salésien, et Giuseppe Versaldi, évêque d’Alessandria (Italie), 67
ans, canoniste expert. L’un et l’autre ont toute la confiance du cardinal
secrétaire d’état Tarcisio Bertone. L’un et l’autre sont des étoiles montantes
de l’épiscopat de leur pays respectif, le premier étant considéré comme le
futur archevêque de Santiago du Chili et le second comme le futur archevêque de
Turin. Si l’un des deux était choisi, sa nomination en tant qu’archevêque
serait mise de côté, parce que la mission qui lui serait confiée demande
beaucoup de temps et d’énergie.
Les attentes portent sur la nomination du délégué, mais également sur les
pouvoirs qui seront attribués à celui-ci et sur son programme de
travail.
On trouve aussi des passages intéressants à ce sujet dans une autre note qui
a été publiée le 6 mai sur le site de la conférence des évêques du Mexique, le
pays où les Légionnaires du Christ ont été fondés et où ils ont le plus grand
nombre d’adeptes.
Cette note critique sans ménagements les actuels dirigeants de la Légion,
accusés d’"exercer des pressions sur le pape pour qu’il agisse en faveur de
leurs intérêts". Elle indique comme certain que le délégué pontifical
"destituera en bloc l'actuel conseil de gouvernement des Légionnaires ainsi que
les directeurs régionaux". Et elle prévoit que la Légion, pour "être refondée"
sur un nouveau charisme et pour rompre complètement avec son indigne fondateur
Marcial Maciel, devra renoncer même à son nom actuel, peut-être pour reprendre
son appellation originelle de Missionnaires du Sacré-Cœur et de
Notre-Dame-des-Sept-Douleurs.
Les jugements sur la fiabilité des actuels dirigeants des Légionnaires sont
donc tout à fait négatifs aussi bien pour le Vatican, au vu du très sévère
communiqué du 1er mai, que pour une conférence épiscopale clé comme celle du
Mexique.
Et pourtant ces mêmes dirigeants, en particulier les deux plus hauts
responsables, le directeur général Álvaro Corcuera et le vicaire général Luís
Garza Medina, mexicains l’un comme l’autre, continuent à se présenter comme les
plus aptes à rester en fonction même au cours de la phase de
transition.
Vis-à-vis du monde extérieur, ils l’ont tous les deux fait, en particulier
Garza, à travers des déclarations et des interviews, avant le communiqué publié
le 1er mai par le Vatican.
Mais c’est avant tout au sein de la Légion qu’ils s’efforcent de convaincre.
Par des conversations répétées, des rencontres, des lettres, ils font pression
pour s’attacher ces centaines de prêtres et de religieux de la Légion qui sont
les plus perturbés après les révélations concernant la vie indigne de leur
fondateur.
Plus l'arrivée du délégué pontifical sera tardive et plus Corcuera et Garza
comptent consolider autour d’eux le consensus interne, rendant ainsi plus
difficile sinon impossible – espèrent-ils – leur destitution.
On trouve un reflet très net de leurs visées dans la circulaire interne que
les dirigeants territoriaux de la Légion ont transmise le 5 mai à leurs
subordonnés.
Le texte intégral de cette circulaire – publiée le 6 mai par le blog italien
"Settimo cielo", associé à www.chiesa – est reproduit ci-dessous.
Dans ce texte, non seulement les dirigeants actuels de la Légion minimisent
l’impact du communiqué publié le 1er mai par le Vatican mais ils repoussent
également l'accusation selon laquelle ils auraient connu depuis de nombreuses
années la double vie de leur fondateur Marcial Maciel et l’auraient
cachée.
En effet ils écrivent dans la circulaire que quand le communiqué du Vatican
dit qu’"une grande partie des Légionnaires n’était pas au courant de cette
vie", cela "signifie que la majorité ne savait rien, y compris ceux qui
dirigent actuellement la Légion".
Mais alors, de qui était composé le "système de pouvoir" qui – comme
l’affirme le communiqué du Vatican – constituait autour de Maciel un "mécanisme
de défense" de sa vie indigne, avec le "silence de l’entourage" et " le
discrédit et l’éloignement de tous ceux qui doutaient de la rectitude de son
comportement" ? De qui était-il composé, sinon des dirigeants
d’aujourd’hui et d’hier ?
De manière invraisemblable, après s’être ainsi absous eux-mêmes, les auteurs
de la circulaire ajoutent qu’il "reste à examiner s’il y avait de la
culpabilité chez ceux que mentionne le communiqué du Vatican". Comme si, en
plus de la double vie de Maciel, il y avait également eu à la tête de la Légion
un double gouvernement, dont la seconde entité aurait aussi été
occulte.
En ce qui concerne l'agenda du délégué qui sera nommé par le pape,
l'intellectuel catholique américain George Weigel a imaginé une feuille de
route hypothétique dans un vaste commentaire publié sur le site en ligne de la
revue "First Things".
D’après ce que dit Weigel, un premier impératif devra être la suppression
totale du "grand récit" qui relie l’histoire de la Légion à la personnalité de
son fondateur Maciel, dont beaucoup de gens reconnaissent maintenant les fautes
tout en continuant à vanter ses mérites.
Un exemple éclatant qui montre à quel point ce "grand récit" a bien
fonctionné même en dehors de la Légion, est fourni par une homélie adressée aux
Légionnaires par le cardinal Franc Rodé, préfet de la congrégation vaticane
pour les religieux, le 29 juillet 2007, c’est-à-dire plus d’un an après la
condamnation pontificale de leur fondateur :
"Ce qui suscite l’admiration envers la Légion du Christ résulte du génie du
père Maciel. Le Seigneur vous a accordé, au cours de ces dernières années, la
bénédiction d’un grand nombre de vocations et il continuera à vous bénir si
vous restez fidèles au charisme qu’il vous a laissé. Où faut-il chercher
l’origine, la source de cette sagesse du père Maciel ? Dans son amour pour
le Christ, dans son amour pour l’Église. C’est là que se trouvent le secret de
sa vie et le secret de son œuvre. C’est cela qui lui a permis de créer une
œuvre de dimensions mondiales".
Une fois ce "grand récit" supprimé, les étapes imaginées par Weigel sont les
suivantes :
– destituer en bloc les actuels dirigeants centraux et territoriaux et
renvoyer ceux qui se seraient rendus coupables de complicité avec
Maciel;
– suspendre l'accueil de nouvelles vocations;
– identifier le charisme inspirateur sur lequel il faudrait refonder la
Légion en repartant du début;
– convoquer un chapitre général chargé de dissoudre la Légion et de
reconstituer une nouvelle congrégation religieuse, avec de nouveaux statuts, un
nouveau nom et des adhérents triés avec prudence.
Qu’il soit réaliste ou non, le programme imaginé par Weigel est en tout cas
un agenda encore à venir.
A cela il faut ajouter que Benoît XVI rencontrera quelques unes des
personnes qui ont été victimes d’abus commis par Maciel. C’est ce qu’a confirmé
l’un des cinq visiteurs apostoliques, l’évêque mexicain Ricardo Watty Urquidi,
lors d’une interview accordée à Televisa.
Voici donc ci-dessous la circulaire que les dirigeants territoriaux de la
Légion ont transmise, le 5 mai 2010, à leurs subordonnés.
Le communiqué auquel la circulaire fait référence est celui qui a été publié
par le Saint-Siège, le 1er mai dernier, au terme de la réunion des autorités
vaticanes et des cinq visiteurs apostoliques chargés d’inspecter la Légion. Il
a été reproduit et commenté par www.chiesa dans l’article suivant:
Le grand "pari". Comment refonder la Légion en repartant du début
__
LÉGIONNAIRES DU CHRIST. CIRCULAIRE INTERNE DU 5 MAI 2010
1. Le Saint-Siège nous a demandé de faire de cette période un moment de réflexion et de prière. Par conséquent il n’est pas opportun que nous fassions des commentaires ou des déclarations à propos du Communiqué. C’est la raison pour laquelle nous n’avons pas fait d’autres communications publiques.
Cela n’implique pas que nous ne collaborions pas et que nous ne communiquions pas les éléments essentiels pour favoriser la paix, l'unité et l'accueil du Communiqué. Au contraire, dans les limites de son contenu et avec toute la prudence nécessaire, nous devons communiquer et offrir un accompagnement par différents canaux, principalement individuels et de groupe. Quant aux données précises, nous devons nous en tenir constamment au fait que nous ne disposons pas d’informations officielles autres que celles qui sont contenues dans le Communiqué lui-même. Dès que nous recevrons d’autres informations, nous vous les transmettrons. D’ici là, nous ne devons pas accepter de tirer des conclusions ou de faire des interprétations en ce sens.
2. Cependant il est nécessaire que vous aidiez tout le monde (Légionnaires, membres consacrés, membres et amis de Regnum Christi, bienfaiteurs, employés), à :
a. Accueillir les dispositions prises par le Saint-Siège avec une profonde foi en Dieu et une obéissance filiale envers le Saint-Père.
b. Nous efforcer de construire l’unité entre tous et en particulier avec le Saint-Père. Il faut sortir de toute rencontre avec un cœur doux et humble.
c. Fortifier la confiance en la Providence de Dieu et affronter l’avenir avec beaucoup de sérénité et un esprit positif.
d. Fixer notre regard sur la grandeur et l'urgence de la mission d’évangélisation qui engage l’Église et nous en elle. C’est sur cela, sur l'annonce de l’Évangile, sur le salut des âmes et sur l’extension du Royaume du Christ, que nous concentrons notre regard.
3. De même, aidez à comprendre aussi les éléments positifs que contient le Communiqué sur la Légion et sur ses membres. Beaucoup de moyens de communication ne diffusent que les corrections et les aspects négatifs, ce qui favorise la déformation de beaucoup des messages.
4. Par l'attention personnelle, par les réunions et les conférences qui se tiennent dans les communautés, dans les groupes, dans les sections et dans les œuvres, il est nécessaire de clarifier certains messages erronés qui sont diffusés par certains médias :
a. Le Communiqué ne parle pas de "refondation", mais bien de "profonde révision" et de "purification".
b. Il ne parle pas de changer le charisme, mais plutôt du "noyau de charisme qui appartient aux Légionnaires du Christ et qui leur est propre", de la "nécessité de redéfinir le charisme... en préservant son véritable noyau", d’"un authentique don de Dieu, une richesse pour l’Église" ; le pape "les exhorte à ne pas perdre de vue que leur vocation, née de l’appel du Christ et animée par l’idéal de manifester son amour au monde, est un authentique don de Dieu, une richesse pour l’Église, la base indestructible sur laquelle ils doivent construire leur avenir personnel et celui de la Légion".
c. Ce n’est pas un refus de la Légion du Christ par le pape. Il y est plutôt dit que "le pape réitère à tous les Légionnaires du Christ, à leurs familles, aux laïcs engagés dans le mouvement Regnum Christi, ses encouragements dans ce moment difficile pour la Congrégation et pour chacun d’eux". Et “le Saint-Père entend rassurer tous les Légionnaires et tous les membres du mouvement Regnum Christi, qui ne seront pas abandonnés: l’Église a la ferme volonté de les accompagner et de les aider dans la démarche de purification qui les attend".
d. Quand il dit qu’"une grande partie des Légionnaires n’était pas au courant de la vie de Marcial Maciel" cela signifie que la majorité ne savait rien, y compris ceux qui dirigent actuellement la Légion. Il reste à examiner s’il y avait de la culpabilité chez ceux que le Communiqué mentionne.
e. En ce qui concerne le Délégué, le Saint-Père n’a spécifié ni le nom de la personne, ni les pouvoirs qui lui seront donnés, ni les dates. Il n’y a pas non plus d’informations supplémentaires à propos de la visite apostolique aux membres consacrés de Regnum Christi, bien qu’elle ait été confirmée.
La Divine Providence a permis que nous vivions cette démarche de purification. La vivre dans la foi, l’espérance et la charité est une chance que Dieu nous offre pour témoigner de son amour. Voyons-la comme une possibilité d’évangélisation.
Commentaires
Parmi les fameuses lettres du père Maciel, il y en avait une fameuse traitant de la déformation de la conscience (oui!!!).
Il serait intéressant de remettre la main sur cette lettre et de la publier sur votre blog, avec quelques commentaires. Quelqu'un aurait-il gardé trace de cette lettre?
Oui je me souviens moi aussi de cette lettre; ce qui est étonnant voir fascinant, c'est cette connaissance si aigue du bien transmise à ces légionnaires. Maciel avait des facultés étonnantes et surtout une connaissance du bien très très aigue (Satan est dans le même cas, n'est-ce pas ?). Il connaissait le bien au point de greffer le mal en utilisant le bien, c'est remarquable ! Cela ne retirera jamais la hiérarchie de la créature face à son Créateur, de l'homme ou de l'ange déchue face à Celui qui est, et cela doit nous rassurer : Dieu dépasse le mal, d'ailleurs le mal n'existe qu'à partir du bien, rien de nouveau !