Larmes_Croco3.jpgVoici maintenant l’avis de José Barba, qui est professeur en sciences sociales et politiques à l’Université ITAM, depuis une vingtaine d’année, et qui est également l'une des anciennes victimes du père Maciel. (pour ceux qui comprennent l’espagnol, l’interview intégrale se trouve ici)

- Il s’agit d’un « dosage de vérité », qui vise à déculpabiliser les supérieurs, en rejetant toutes les fautes sur le fondateur. Ils manipulent habilement l’opinion, en manifestant une repentance spectaculaire, pour impressionner.

- Le communiqué est paradoxal : d’une part, il est signé par l’ensemble des supérieurs de la congrégation, en nommant les noms de chacun d’entre eux, et leurs responsabilités dans la hiérarchie… mais ne mentionne pas les victimes nominalement, en disant simplement « Nous voulons demander pardon à toutes les personnes qui l’ont accusé dans le passé, que nous n’avons pas crues et que nous n’avons pas su écouter ». Mais ces victimes, qui ont été en plus calomniés pendant des années, et a qui ont a ôté leur dignité… ne conviendrait-il pas de leur rendre cette dignité ? N’est-ce pas là ce que signifie « pardonner » ?

- Les supérieurs affirment qu’ils sont conscients du fait qu’il leur faut s’adapter à la société. Le problème, c’est qu’il faut redéfinir chacun de leurs termes (charité, justice, pardon, prudence), et les aider, en leur envoyant quelques personnes de bonne volonté pour leur permettre de se réformer en profondeur.