Une opération Walkyrie au sein de la Légion du Christ?
Par Xavier le mardi 15 décembre 2009, - Documents clés - Lien permanent
Voici
une lettre que nous avons reçu aujourd'hui. La traduction, rapide, n'est
peut-être pas de bonne qualité, mais le style de la lettre et les informations
qu'elle contient nous laisse penser qu'elle est authentique. Nous ne
savons pas qui sont les auteurs de cette lettre, mais il semble qu'il s'agisse
de membres actuels de la Congrégation des Légionnaires du Christ et du Regnum
Christi. Et ça, c'est une vraie bombe!
Version originale en espagnol ajoutée à la fin.
Que ton Règne vienne !
VINCE IN BONO MALUM
A TOUS LES LEGIONNAIRES DU CHRIST ET MEMBRES CONSACRES DU MOUVEMENT REGNUM CHRISTI
Introduction
Vaincre le mal par le bien et le mensonge par la vérité est le but de cette
lettre qui a pour seul but de mettre de la lumière sur les questions que de
nombreux légionnaires du Christ et membres du Regnum Christi portent dans leur
tête et dans leur cœur. Vous trouverez ici les réponses que vos supérieurs et
directeurs ne veulent pas vous donner.
Ceux qui ont écrit ces lignes ne sont ni des francs-maçons, ni des jésuites,
ni des marxistes, ni des juifs, ni de membres de l’Opus Dei, ni toutes ces
puissances que le P. Marcial Maciel présentait comme ses ennemis ou des ennemis
de la Légion du Christ. Nous sommes de tes frères et nous désirons t’apporter
notre soutien, parce que nous croyons qu’il est nécessaire de vivre dans le
bien et dans la vérité.
Nous ne désirons pas te tromper : tous les faits qui apparaissent ici
sont absolument avérés et certifiés, bien que nous ne puissions pas toujours en
donner les sources pour des raisons évidentes.
Les supérieurs, que se soit à cause de leur bonté et de leur pusillanimité,
comme le P. Alvaro Corcuera, et d’autres, ou parce qu’ils sont impliqués et
cherchent à cacher les problèmes, ne sont pas capables d’assumer ces réalités
et de les expliquer. L’institution les préoccupe plus que toi, mais, en ce qui
nous concerne, nous sommes plus préoccupés par toi et ton bonheur dans cette
vocation à laquelle Dieu nous a appelés.
Questions et réponses
1. Le fondateur.
Le P. Marcial Maciel était-il un saint ?
Le premier point pour juger de la sainteté d’une personne, avant même de
reconnaître le fait qu’il ait vécu les vertus de façon héroïque, est la probité
de vie, à savoir s’il n’a pas eu de vices ou des comportement éloigné à
l’Evangile, ou à la morale naturelle. Dans le cas du P. Marcial Maciel, il est
évident que cela n’a pas été le cas.
Le P. Marcial Maciel a-t-il toujours vécu en accord avec sa
condition de prêtre et de religieux ?
Non. Depuis les années où il a été étudiant au séminaire de Montézuma, il a eu
des relations homosexuelles. A cause de cela, il a été expulsé du séminaire à
deux reprises. Après, il a eu des relations pédophiles avec des séminaristes,
dont certains continuent encore dans la Congrégation des Légionnaires du
Christ ; Il a trompé le Saint Siège lors de la visite apostolique entre
1956 et 1958, année de la mort de Pie XII ; Il a eu plusieurs enfants avec
différentes femmes ; Il a vécu dans le luxe et le faste, et a fait du
mensonge et de la calomnie son arme de gouvernement. Ainsi, par exemple,
lorsque quelque prêtre n’était pas d’accord avec ce qu’il lui demandait, le P.
Marcial Maciel répendait des « rumeurs » sur lui. De nombreux prêtres
et membres du Regnum Christi ont été victimes de ce système.
Le P. Marcial Maciel était-il un homme de prière?
Non, il ne priait pas le bréviaire, qui est une obligation pour tous les
prêtres, et ne faisait pratiquait aucun des actes de piété prévus dans le
manuel de prières de la congrégation.
Comment savons-nous que tout cela est vrai, étant donné que nous ne
pouvons croire que le mal que l’on voit et le bien que l’on
entend?
Nous aimerions tous que cela ne soit pas vrai, mais les preuves sont
accablantes. Malgré tous les efforts pour supprimer les documents, nous
disposons d’éléments irréfutables, y compris une enquête détaillée établie par
les services secrets de certains pays, qui ont informé le Pape, avec toutes les
informations détaillées provenant d’enquêteurs privés, engagés pour découvrir
la vérité. Des tests de paternité ont été effectués sur les enfants du
fondateur, qui ont été déclarés positifs, on a retrouvé quatre passeports en sa
possession, lesquels ont permis de reconstituer ses voyages et séjours dans des
hôtels, des maisons closes et des lieux de prostitution en Thaïlande et dans
d'autres pays. Enfin, il y a des centaines de témoignages avérés au sujet de
toutes ces informations, qui seront certainement de plus en plus nombreux, au
fil du temps, parce qu’il y a encore plusieurs enquêtes en cours qui étudient
les comptes bancaires et l’utilisation de cartes de crédit.
Le P. Marcial Maciel a-t-il écrit toutes les lettres et les livres
de spiritualité que possèdent les légionnaires et les membres du Regnum Christi
?
Non. Le P. Marcial Maciel en a seulement écrit une petite partie, et une
certaine partie sont de simples plagias, comme le « Psautier de mes jours
», qui est une copie de l’œuvre « le Psautier de mes heures », de Luis
Lucia Lucia, édité en 1956 à Valence, bien que l’on ait voulu nous expliquer
avec des arguments alambiqués qu’il s’en est seulement servi comme source
d’inspiration.
Combien de fils biologique a eu le P. Marcial Maciel
?
En réalité, on ne sait pas. Aujourd’hui, pour le moment, il y en a trois
officiellement reconnus, mais on pense qu’il y en a trois ou quatre de
plus.
Peut-on dire que le P. Marcial Maciel était malade psychologiquement
et, à cause de cela, il avait ce genre de comportements immoraux
?
Bien que certains affirment qu’il souffrait d’un dédoublement de personnalité,
en réalité il n’y a aucun diagnostique sûr. Dans tous les cas, bien que cela
puisse diminuer sa responsabilité morale, cela ne peut pas constituer une
excuse suffisante pour continuer à maintenir sa figure comme celle d’un saint,
puisque, d’après le diagnostique des médecins qui ont étudié le cas, ses
perversions étaient pleinement conscientes, consenties et en pleine
connaissance des causes.
2. La vie religieuse dans la Légion et dans le Mouvement Regnum Christi
Les vœux privés des Légionnaires du Christ correspondaient-ils
vraiment à des vertus chrétiennes ?
Les deux vœux obligeaient à dénoncer les personnes qui les auraient enfreinte,
et l’on ne peut pas considérer cela comme une vertu chrétienne. Le Saint Siège
a supprimé les vœux privés par le biais d’une lettre rédigée par la
Congrégation pour la Doctrine de la Foi, à l’attention de toutes les
légionnaires et membres consacrés du mouvement Regnum Christi, qui ne nous a
jamais été transmise.
D’où proviennent les normes de séparation de la famille
?
Lorsque le P. Marcial Maciel a commencé à commettre des abus sexuels avec ses
séminaristes – les premières accusations remontent à 1944 – il a compris qu’il
lui fallait les éloigner de leurs familles pour qu’ils ne le dénoncent pas.
Pour cette raison, il a envoyé les mexicains en Europe, et vice-versa, et pour
la même raison il contrôlait toute leur correspondance, afin de se protéger.
C’est également pour la même raison qu’il a mis en place les normes
d’incommunication entre les communautés.
Dans la Légion du Christ et dans le mouvement Regnum Christi,
respecte-t-on le for interne de la conscience morale, comme l’a toujours
demandé l’Eglise ?
Il n’a jamais été respecté, et ne l’est toujours pas. Les supérieurs sont en
même temps directeurs spirituels (bien que la direction spirituelle puisse être
appelée également « dialogue de formation ») et confesseurs. En plus,
entre les supérieurs, des informations concernant le for interne sont
communiquées, surtout lors des réunions où se décident les lieux d’apostolat
(où sont envoyés les religieux en pratique apostolique) et où des décisions
sont prises en fonctions d’éléments entendus en confessions. De la même
manière, les légionnaires qui confessent les consacrées reçoivent des
indications concernant l’état de chacune d’entre elles.
Est-il vrai que le Pape Jean-Paul II aurait approuvé les Statuts du
Regnum Christi et les Constitutions de la Légion du Christ ?
Oui, mais c’est une vérité partielle. Les copies qu’il a approuvé ne sont pas
celles que possèdent les Légionnaires et les membres consacrés du Mouvement
Regnum Christi. Par exemple, les status du Mouvement Regnum Christi, que le
Pape a approuvé, contiennent seulement 128 numéros, alors que ceux que
possèdent les consacrées en contiennent 1057, et ceux des Légionnaires plus de
500. De la même manière, l’édition des Constitutions que le Pape Jean Paul II a
approuvé n’est pas celle que nous autres, légionnaires du Christ, possédont sur
nos étagères. A propos de l’approbation des statuts, il y a de nombreux doutes
sur le fait que le Pape ait vraiment signé cette approbation, étant donné
qu’ils ont été approuvés au moment où le Saint Père était dans un état critique
de santé. De fait, en 2007, lors d’une rencontre de Jeunesse et Famille à
Atlanta, le Cardinal Franck Rodé, préfet de la Congrégation pour les instituts
de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, se trouvant devant un
stand sur la vie consacrée dans le Mouvement Regnum Christi, a affirmé ne pas
savoir que cela existait. Et cependant, il est supposé en avoir approuvé les
statuts.
Jusqu’à quel point peut-on considérer le P. Marcial Maciel comme
fondateur de la Légion du Christ et du Mouvement Regnum Christi
?
En tant qu’organisateur matériel, oui, mais en tant qu’inspirateur spirituel,
il y a des doutes sérieux. Il apparaît que la spiritualité, dans son ensemble,
a été généralement plagiée de différentes sources, ou synthétisée par d’autres
personnes à partir des textes sacrés et d’auteurs ecclésiastiques. Ses paroles
en public étaient prononcées, de façon habituelle, sous l’effet de drogues. Et
une bonne partie des normes disciplinaires, qui ont également été synthétisées
par d’autres personnes, semblent clairement être des moyens pour maintenir
l’impunité devant les abus du fondateur et d’autres supérieurs.
Comment est-il possible que l’on voit autant de fruits saints sur un
arbre qui ne l’est pas ?
Bien que le travail apostolique de la Légion et du mouvement soit admirable
sous de nombreux aspects, les fruits apostoliques ne peuvent être attribués
uniquement au P. Marcial Maciel, étant donné que la plus grande partie du
travail provient d’autres personnes qui ont agit de bonne foi, et qui ont été
trompé très souvent. Ces fruits ne doivent pas non plus être considérés comme
absolument sains, dans la mesure où ils servaient d’abord à cultiver une bonne
image et à tromper les gens.
Pouvons nous considérer authentique l’histoire de la Légion du
Christ et du Mouvement Regnum Christi, telle que nous la connaissons jusqu’à
présent ?
Absolument pas. Il y a des faits accessoires qui sont vrais, mais la vérité a
été déformée par le P. Marcial Maciel. Il est possible de citer quelques
exemples, comme le fait que les pères Ferreira et Esparza étaient toujours
décriés, comme des personnes obscures, quand en fait ils ont essayé de défendre
les petits séminaristes des abus sexuels du fondateur. C’est pour cela que le
P. Esparza essayait de regrouper les apostoliques dans le même bâtiment,
lorsque le P. Marcial Maciel était présent dans le séminaire. De la même façon,
c’est le père Ferreira qui a rédigé les premières constitutions et également
qui a présenté aux autorités ecclésiastiques les premières dénonciations à
propos des abus sexuels du fondateur. Les attentats contre sa vie n’ont pas été
l’œuvre de mauvaises personnes, mais de pères de famille d’enfants qui avaient
été abusés voulaient se venger ou simplement lui faire peur. De la même façon,
le P. Esparza s’est affronté à lui parce que de nombreux frères apostoliques
lui avaient raconté les aberrations auxquelles le P. Marcial Maciel les avait
soumis. Au cours de cette période, le fondateur a obligé de nombreux frères à
mentir sur le fait qu’ils avaient été abusés sexuellement. Il a également
réussi à tromper plusieurs cardinaux. De toute façon, la mort de Pie XII a
interrompu l’investigation.
3. La situation actuelle.
Est-il licite et convenable de taire les péchés du Père Maciel par
charité ?
Cela dépend des circonstances. Certaines personnes ont le droit de connaître ce
qu’il a fait, en particulier sa nature criminelle, spécialement ceux qui
doivent prendre des décisions importantes concernant leur état de vie, comme se
consacrer, émettre des vœux, recevoir l’ordination. Leurs supérieurs, s’ils ne
le leur manifestent pas de façon claire et les convainquent qu’il n’est pas
nécessaire de le savoir, manquent à un devoir de justice, étant donné qui les
empêchent de prendre une décision vraiment libre et mûre, car ils ignoreraient
un aspect important de l’endroit concret où ils consacrent leur vie et
s’exposeraient à de nouvelles tromperies et abus. Si pour donner des organes il
faut un consentement libre et informé du donneur, il en faut tout autant pour
donner sa propre vie. Le Pape nous enseigne dans sa dernière encyclique que la
charité ne peut subsister si elle est privée de la vérité (cf. Caritas in
Veritate 3).
Les Légionnaires du Christ ne savaient-ils rien de ce que faisait le
P. Marcial Maciel ?
Beaucoup d’entre eux, non. Les Légionnaires n’ont pas d’accès libre à Internet,
et ne peuvent envoyer et recevoir de messages librement, et toutes leurs
communications doivent passer par les supérieurs. Ce blindage fait qu’ils ne
peuvent recevoir de nouvelles depuis l’extérieur. Par ailleurs, au niveau
interne, les supérieurs ont un régime de vie secret que leurs subordonnés ne
connaissent pas. D’autre part, le vœu de ne pas critiquer les supérieurs
empêchait toute suspicion. Il n’y a aucune transparence. En plus, le fondateur
était protégé par le vœu de fidélité de certains collaborateurs, lesquels,
s’ils savaient, s’engageaient à garder le secret.
Le Pape Jean Paul II savait-il tout ce que faisait le P. Marcial
Maciel ?
Il disposait de l’information, mais il a toujours cru que c’étaient des
mensonges. Certains prétendent qu’il avait rencontré la fille du Père Marciel
Maciel, et qu’il la connaissait comme telle, mais ce n’est pas vrai.
Comment est-il possible que les supérieurs cachent la vérité, alors
qu’il apparaît clairement que ce sont des personnes entièrement données,
pleines de bonne foi et du désir d’aider ?
Il s’agit probablement d’une déformation de conscience. Il est avéré que le
Père Marcial Maciel avait une grande capacité pour manipuler la conscience de
ses collaborateurs directs, à qui il faisait faire des actes immoraux en
croyant qu’ils faisaient la volonté de Dieu. Certaines de ces déformations
subsistent aujourd’hui et ont été transmises dans une certaine mesure à de
nombreux légionnaires et membres du Regnum Christi.
Comment est-il possible que de nombreux légionnaires et membres du
Regnum Christi soient encore désinformés par rapport à la vérité du Père
Marcial Maciel ?
Parce que les supérieurs n’ont pas cru en général convenable de manifester
cette vérité, mettant en avant de multiples excuses, en particulier celle de
préserver la charité et de ne pas nuire à la vocation et au don des personnes à
Dieu. En réalité, étant donné que connaître ladite vérité et un droit et un
devoir, c’est un manque à la charité et lorsque l’on maintient les personnes
dans l’erreur, on nuit à leur vocation. L’expérience que nous avons vécue est
que cette détermination à défendre le fondateur et l’institution à tout prix a
coûté la perte de nombreuses vocations, et c’était ces vocations qu’il aurait
fallu vraiment essayer de sauver.
Pourquoi certains légionnaires ont-ils cessé d’appeler le Père
Marcial Maciel « Nuestro Padre » ?
Si un père biologique continue d’être père malgré les déviations morales qu’il
puisse avoir, car sa relation avec son enfant ne peut pas être effacée, de la
même façon que l’on appelle « père » un prêtre, en raison de
l’onction sacerdotale, également indélébile, en revanche, on peut ne plus
appeler un père spirituel « père » quand sa vie morale ou spirituelle
ne répond pas à l’idéal chrétien qu’il devrait représenter.
Doit-on conserver le Père Marcial Maciel comme référence dans la
Légion et le Regnum Christi ?
Certainement pas dans le sens où toute ordre ou congrégation religieuse possède
dans la personne de son fondateur un point de référence (cf. Concile Vatican
II, LG 45-46 et PC 2b), car on ne peut pas considérer qu’il a été un
« homme de Dieu », mais plutôt un génie de la tromperie. De la même façon,
il serait contre-productif de le donner en exemple aux élèves de nos collèges,
car la vérité sur sa vie, c’est l’histoire d’un homme plein de
perversions.
Quelles sont les principales déformations présentes aujourd’hui dans
la Légion et le Regnum Christi ?
Elles sont nombreuses, et voici les principales:
- On se méfie à priori de tout ce qui est externe à la congrégation et l’on juge tout depuis l’institution, sans la juger elle-même. Les normes et les traditions de la Légion et du Regnum Christi se convertissent en règle absolue. Par exemple, les évêques qui nous soutiennent sont bien, ce qui ne le font pas sont mauvais.
- On place l’institution avant les personnes au moment de prendre des décisions sur celles-ci. Ainsi, par exemple, on demande à une personne qu’elle se rende à un nouveau poste tout en sachant qu’une fois là-bas, elle sera changé de poste de nouveau, et bien que cela ait été prévu, elle n’est pas tenu au courant, jusqu’à une deuxième temps, ou bien encore on lui parle d’un voyage de quelques jours et, à l’arrivée, on lui donne un nouveau poste.
- On justifie des moyens illicites –comme la tromperie– avec un but qui convient, comme le bien de l’institution, son unité et son développement.
- Dans la pratique, on considère que la tromperie n’est pas un péché et l’on agit avec des mensonges, des demi-vérités ou des silences. Il suffit de voir les statistiques annuelles.
- On croit que l’on obéit au Saint-Siège lorsque l’on suit seulement « à la lettre » ses indications, mais sans en respecter l’esprit, bien que de nombreuses fois on ne connaisse ce que dit le Saint-Siège que d’une façon indirecte, à travers les supérieurs. Par exemple, quand la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a émis le document sur l’annulation du vote privé destiné à tous les Légionnaires et membres consacrés du Regnum Christi, que l’on ne nous a jamais remis.
- On maintient un double langage divergent: celui des paroles et celui des gestes. Dans les paroles, tout est bonté et amour, tandis que dans les faits on isole et on manipule les personnes, surtout si celles-ci ne sont pas d’accord avec leurs supérieurs.
- On soumet de façon absolue la conscience, noyaux le plus secret et sacré de l’homme, où celui-ci se sent seul avec Dieu (Concile Vatican II, GS 16), au critère et à la volonté des supérieurs et à des normes scrupuleusement concrètes pour la contrôler. L’abnégation du jugement et de la volonté a créé des personnes sans capacité de discernement propre, soumises à un système.
- On continue à défendre que le supérieur est au-dessus des règles, que le législateur le Père Marcial Maciel était au dessus de la loi.
- On ne reconnaît pas humblement le péché dans la vie des personnes et de l’institution.
- On dit que l’on travaille pour l’Église, mais l’on ne s’en approche que lorsque cela nous convient et pour atteindre nos propres objectifs.
- On crée une ambiance de méfiance mutuelle fondée sur la possible délation des erreurs certaines ou inventées, ce qui est très différent de l’esprit de famille dont on parle toujours.
Y-a-t-il de la transparence dans l’administration de la Légion du
Christ et le Mouvement Regnum Christi ?
Nous disons tous qu’il y en a, mais très peu de personnes ont eu l’occasion de
voir un bilan des comptes. Dans la majorité des congrégations religieuses, tous
les prêtres et les religieux avec des vœux perpétuels ont accès à ces données.
Certaines les rendent ouvertement publiques, comme la Congrégation des Steyler
Missionare ou la Congrégation du Verbe Divin (SOCIETAS VERBI DIVINI), qui les
publient même sur Internet.
Pourquoi les laïcs qui travaillent dans nos œuvres ne disent rien
sur les irrégularités dont ils s’aperçoivent ?
Parce nombre d’entre eux dépendent économiquement des œuvres et ne veulent pas
prendre de risque par rapport à leur travail. Pour cela, bien qu’ils signalent
des erreurs, des déformations ou des abus graves en privé, surtout du point de
vue administratif et de l’abus de pouvoir, ils n’ont pas pu aller voir les
visiteurs ou leur exprimer d’une autre façon leurs doléances. Ils savent que
cela pourrait leur coûter leur place, comme cela est déjà arrivé dans certains
cas. Cela se produit aussi avec de nombreux Légionnaires du Christ et des
membres consacrés du Regnum Christi, qui savent que leur témoignage ne peuvent
peut-être pas apporter de grandes informations, mais par contre peuvent mettre
en danger leur situation personnelle. Pensez, par exemple, à ce que ferait un
membre consacré qui aurait entre 50 et 60 ans qui devrait laisser la vie
consacrée pour devoir s’affronter au système dans lequel nous vivons. Ou plus
simplement, pensez à ce que vous feriez et pourquoi vous ne voulez rien faire
après avoir lu ceci.
Rome, le 12 décembre 2009
Solennité du Notre Dame de Guadeloupe
(Je viens d'apprendre que la liste des personnes qui étaient soi-disant signataires de cette lettre étaient en fait certains des destinataires.)
Caritas in Veritate
P.R.C. A.G.D.
¡Venga tu Reino!
VINCE IN BONO MALUM
A TODOS LOS LEGIONARIOS DE CRISTO Y A LOS MIEMBROS CONSAGRADOS DEL
MOVIMIENTO REGNUM CHRISTI
Introducción.
Vencer el mal con el bien y la mentira con la verdad es el fin de estas
páginas que sólo pre-tenden hacer luz sobre las preguntas que muchos
legionarios de Cristo y miembros del Regnum Christi tienen en la cabeza y en el
corazón. Aquí encontrarán las respuestas que sus superiores y directores no les
quieren dar.
Los que escribimos estas líneas no somos ni masones ni jesuitas ni marxistas
ni judíos, ni miembros del Opus Dei, ni todas esas fuerzas que el P. Marcial
Maciel presentaba como enemigos suyos y de la Legión de Cristo. Somos hermanos
tuyos que queremos apoyarte y que creemos que es necesario vivir en el bien y
en la verdad.
No te queremos engañar: todos los datos que aparecen aquí son absolutamente
ciertos y verificados aunque no siempre podemos escribir las fuentes por
razones obvias.
Los superiores, ya sea por su bondad y pusilanimidad, como el P. Álvaro
Corcuera y otros, o porque están implicados y por ello encubren los problemas,
no son capaces de asumir estas realidad y explicarlas. A ellos les interesa más
la institución que tú, pero a nosotros nos interesas más tú y tu felicidad en
esta vocación a la que Dios nos ha llamado.
Preguntas y respuestas.
1. El fundador.
- ¿El P. Marcial Maciel fue un santo?
El primer paso para juzgar la santidad de una persona, incluso antes de
reconocer su vivencia heroica de las virtudes, es la probidad de vida, es
decir, si no tuvo vicios o comportamientos alejados del Evangelio o de la ética
natural. En el caso del P. Marcial Maciel es evidente que esto no se
da.
- ¿El P. Marcial Maciel vivió siempre de acuerdo a su condición de sacerdote
y de religioso?
No. Desde sus tiempos de estudiante en el seminario de Moctezuma tuvo
relaciones homosexuales. Por ello fue expulsado del seminario en dos ocasiones.
Después practicó la pedofilia con seminaristas, algunos de los cuales siguen
todavía en la congregación de los legionarios de Cristo; engañó a la Santa Sede
en la visita apostólica de los años 1956 a 1958, cuando murió Pío XII; tuvo
varios hijos con distintas mujeres; vivió en el lujo y en el dispendio e hizo
de la mentira y de la calumnia su arma de gobierno. Así, por ejemplo, cuando
algún sacerdote no accedía a lo que él le pedía, el P. Marcial Maciel comenzaba
a extender “rumores” sobre él. Muchos sacerdotes y miembros del Regnum Christi
han sido víctimas de este sistema.
- ¿El P. Marcial Maciel era un hombre de oración?
No. No rezaba el Breviario, que es obli-gatorio para todos los sacerdotes, ni
hacía ninguno de los actos de piedad previstos en el manual de oraciones de la
congregación.
- ¿Cómo sabemos que todo esto es verdad, pues sólo creemos el mal que se ve
y el bien que se oye?
Todos quisiéramos que no fuera verdad, pero los testimonios son abrumadores. A
pesar de todos los esfuerzos por hacer desaparecer la documentación, contamos
con ele-mentos irrefutables, incluso con una investigación detallada por parte
de los servicios secre-tos de algunos países que hicieron llegar al Papa y con
los datos detallados de investigado-res privados contratados para descubrir la
verdad. Se han realizado pruebas de paternidad sobre los hijos del fundador que
han dado positivo, se encontraron cuatro pasaportes en su poder que han
permitido reconstruir sus viajes y sus estancias en hoteles, locales nocturnos
y centros de lenocinio de menores en Tailandia y otros países y, en fin,
existen centenares de testimonios confrontados sobre toda esta información, que
seguramente, con el tiempo, se irá incrementando, pues todavía existen varias
investigaciones en curso rastreando cuen-tas bancarias y usos de tarjetas de
crédito.
- ¿El P. Marcial Maciel escribió todas las cartas y los libros de
espiritualidad que tienen los legionarios y miembros del Regnum Christi?
No. El P. Marcial Maciel escribió sólo una pequeña cantidad de ellos y, algunos
de ellos, son simples plagios, como el “Salterio de mis días”, copiado de la
obra “Salterio de mis horas”, de Luis Lucía Lucía, editado en 1956 en Valencia,
por más que nos quieran explicar con alambicados argumentos que simplemente lo
usó como fuente de inspiración.
- ¿Cuántos hijos biológicos tuvo el P. Marcial Maciel?
En realidad, no se sabe. Hay, de momento, tres reconocidos, pero se sospecha
que puede haber otros tres o cuatro más.
- ¿El P. Marcial Maciel era adicto a las drogas?
Sí, el P. Marcial Maciel consumía morfina en diversos compuestos de modo
habitual. Algunas personas que fueron administradores generales o que
estuvieron encargados de sus cuidados dentro de la congregación conservan
todavía las facturas de los fármacos que se le compraban.
- ¿Se puede decir que el P. Marcial Maciel estaba enfermo psicológicamente y
por eso tenía estos comportamientos inmorales?
Aunque algunos afirman que padecía una disociación de personalidad, en realidad
no hay ningún diagnóstico terminante. De todos modos, aunque esto pudiera
restarle culpabilidad moral, no puede constituirse en una excusa para seguir
manteniendo su figura como la de un santo ya que, según el juicio de los
médicos que han estudiado el caso, sus perversiones eran plenamente
conscientes, consentidas y con pleno conocimiento.
2. La vida religiosa en la Legión y en el Movimiento Regnum
Christi.
- ¿Los votos privados de los legionarios de Cristo respondían verdaderamente
a virtudes cristianas?
Los dos votos obligaban a delatar a las personas que los infringieran, y eso no
se puede considerar una virtud cristiana. La Santa Sede quitó los votos
privados a través de una carta dirigida por la Congregación para la Doctrina de
la Fe a todos los legionarios y consagrados del Movimiento Regnum Christi que
nunca se nos entregó.
- ¿De dónde vienen las normas de alejamiento de la familia?
Cuando el P. Marcial Maciel comenzó a cometer abusos sexuales con sus
seminaristas –las primeras denuncias datan de 1944- entendió que debía
alejarlos de sus familias para que no lo delatasen. Por ello, a los que eran
mexicanos los llevaba a Europa y viceversa, y de igual modo controlaba toda su
correspondencia para evitar que lo descubrieran. También, por este motivo,
implantó las normas de la incomunicación entre comunidades.
- ¿En la Legión de Cristo y en el Movimiento Regnum Christi se respeta el
foro interno de la conciencia moral, tal y como siempre ha pedido la
Iglesia?
Nunca se ha respetado ni se respeta. Los superiores son al mismo tiempo
directores espirituales (aunque la dirección espiritual puede recibir otros
nombres como “diálogo de formación”) y confesores. Además, entre los superiores
se comunican datos del foro interno, especialmente en las reuniones para
elección de los destinos, y se han tomado decisiones sobre elementos
escu-chados en las confesiones. También, los legionarios que confiesan a las
consagradas reci-ben indicaciones sobre el estado de cada una.
- ¿Es verdad que el Papa Juan Pablo II aprobó los Estatutos del Regnum
Christi y las Constituciones de la Legión de Cristo?
Sí, pero es una verdad parcial. Las copias que él aprobó no son las que tienen
los legionarios y los miembros consagrados del Movimiento Regnum Christi. Por
ejemplo, los estatutos del Movimiento Regnum Christi que aprobó el Papa sólo
tenían 128 números, mientras que los que tienen las consagradas cuentan con
1057 y la de los legionarios más de 500. Del mismo modo, la edición de las
Constituciones que aprobó el Papa Juan Pablo II no es la que tenemos los
legionarios de Cristo en nuestros anaqueles. Sobre la aprobación de los
estatutos hay muchas dudas de que el Papa haya firmado esa aprobación, pues
fueron aprobados en los momentos en que el Santo Padre estaba peor de salud. De
hecho, en 2007, en un encuentro de Juventud y Familia en Atlanta, el Cardenal
Franck Rodé, prefecto de la congragación para institutos de vida consagrada y
sociedades de vida apostólica, ante un stand sobre la vida consagrada en el
Movimiento Regnum Christi, dijo que no sabía que eso existía. Y, supuestamente,
él aprobó los estatutos.
- ¿Hasta qué punto puede considerarse al P Marcial Maciel fundador de la
Legión de Cristo y del Movimiento Regnum Christi?
En cuanto organizador material sí, pero como inspira-dor espiritual caben
serias dudas. Consta que la espiritualidad en su conjunto ha sido generalmente
plagiada de distintas fuentes o sintetizada por otras personas a partir de los
textos sagrados y autores eclesiásticos. Sus palabras en público eran
habitualmente pronunciadas bajo el efecto de drogas. Y buena parte de las
normas disciplinares, que también han sido sintetizadas por otros, aparecen
claramente como medios para mantener la impunidad ante abusos del fundador y de
otros superiores.
- ¿Cómo es posible que se vean tantos frutos sanos de un árbol que no lo
es?
Aunque es admirable en muchos aspectos la labor apostólica de la Legión y el
Movimiento, los frutos apostólicos no deben atribuirse únicamente al P. Marcial
Maciel, pues la mayoría del trabajo proviene de otras personas que actuaron de
buena fe, frecuentemente engañadas. Estos frutos tampoco deben considerarse
enteramente sanos, pues en la medida en que tenían co-mo fin crear una buena
imagen y engañar a las personas, no son tales.
- ¿Podemos considerar verdadera la historia de la Legión de Cristo y del
Movimiento Regnum Christi tal y como la conocemos hasta ahora?
Fundamentalmente no. Hay datos acce-sorios que son reales, pero la verdad ha
sido deformada por el P. Marcial Maciel. Se pueden citar algunos ejemplos, como
el hecho de que los padres Ferreira y Esparza aparecían siem-pre como
personajes negativos, cuando realmente ellos sólo quisieron defender a los
semi-naristas menores de los abusos sexuales del fundador. Por eso, el P.
Esparza trataba de mantener siempre juntos en la misma habitación a los
apostólicos cuando estaba en el se-minario el P. Marciel Maciel. Del mismo
modo, fue el P. Ferreira quien redactó las prime-ras constituciones y también
fue quien presentó a la autoridad eclesiástica las primeras de-nuncias por
abusos sexuales del fundador. Los atentados contra su vida no fueron obra de
personas malas, sino de padres de familia de apostólicos que fueron abusados y
quisieron vengarse o asustarle. Del mismo modo, el P. Esparza se enfrentó con
él porque varios her-manos apostólicos le habían comentado de las aberraciones
a las que los sometía el P. Mar-cial Maciel. Otro ejemplo es el caso de la que
siempre hemos llamado “gran bendición” y que realmente fue un gran engaño. En
ese período, el fundador forzó a mentir con presiones a varios hermanos
nuestros que habían sido abusados sexualmente. También engañó a va-rios
cardenales. De todos modos, la muerte del Papa Pío XII interrumpió la
investigación.
3. La situación actual.
- ¿Es lícito y conveniente callar los pecados del P Maciel por
caridad?
Dependerá de las circunstancias. Hay personas que tienen el derecho de conocer
lo que hizo, en particular su naturaleza criminal, especialmente los que tienen
que tomar decisiones que afectan a su estado de vida, como consagrarse, emitir
votos, recibir la ordenación. Sus superiores, si no se lo manifiestan de manera
clara y les convencen de que no es necesario saberlo, incum-plen un deber de
justicia, pues les impiden tomar una decisión verdaderamente libre y ma-dura,
pues desconocerían un aspecto importante del lugar concreto donde consagran su
vida y se expondrían a nuevos engaños y abusos. Si para donar órganos se
requiere un consenti-miento libre e informado del donante, tanto más para donar
la propia vida. El Papa nos en-seña en su última encíclica que la caridad no
puede subsistir privada de la verdad (cfr. Cari-tas in Veritate 3).
- ¿Los legionarios de Cristo no sabían nada de lo que hacía el P. Marcial
Maciel?
Muchos de ellos no. Los legionarios no tienen libre acceso a Internet, ni
pueden enviar o recibir mensajes con libertad, y todas sus comunicaciones deben
pasar por los superiores. Este blindaje hace que no puedan recibir noticias de
fuera. Además, internamente, los superiores tienen un régimen de vida secreto
que los súbditos no conocen. Por otro lado, el voto de no criticar a los
superiores impedía toda sospecha. No hay ninguna trasparencia. Además, el
fundador estaba protegido por el voto de fidelidad de algunos colaboradores
que, si sabían, se comprometían a guardar secreto.
- ¿El Papa Juan Pablo II sabía todo lo que hacía el P. Marcial Maciel?
Tenía la información, pero siempre consideró que eran mentiras. Aunque hoy se
dice que conocía a una hija del P. Marcial Maciel y que la conocía como tal,
esto no es cierto.
- ¿Cómo es posible que los superiores oculten la verdad, cuando se ve
claramente que son personas entregadas y llenas de buena fe y deseo de
ayudar?
Probablemente se trata de una deformación de conciencia. Consta que el P.
Marcial Maciel tenía gran capacidad de mani-pular la conciencia de sus directos
colaboradores, a los que hacía realizar actos inmorales creyendo que hacían la
voluntad de Dios. Algunas de estas deformaciones perviven hoy y se han
transmitido en distinta medida a muchos legionarios y miembros del Regnum
Christi.
- ¿Cómo es posible que hoy muchos legionarios y miembros del Regnum Christi
sigan desinformados sobre la verdad del P. Marcial Maciel? Porque los
superiores generalmente no han creído conveniente manifestar esta verdad,
aduciendo múltiples excusas, sobre todo la de preservar la caridad y no dañar
la vocación y la entrega a Dios de las personas. En reali-dad, al tratarse de
un derecho y un deber el conocer dicha verdad, se falta a la caridad y se daña
la verdadera vocación cuando se mantiene a las personas en el error. La
experiencia que hemos vivido es que este empeño en defender al fundador y a la
institución a toda costa ha costado la pérdida de muchas vocaciones, y estas
vocaciones era lo que realmente deber-ía haberse procurado salvar.
- ¿Por qué muchos legionarios ya no llaman “nuestro padre” al P. Marcial
Maciel? Si a un padre biológico no se le puede dejar de llamar “padre” a pesar
de las desviaciones morales que pueda tener, pues la relación que existe con él
se produce como efecto de un hecho sobre el cual no se puede rectificar: la
paternidad biológica, y del mismo modo a un sacer-dote se le llama “padre” por
la unción sacerdotal, que también es irreversible, sin embargo, a un padre
espiritual se le puede dejar de llamar “padre” cuando su vida moral o
espiritual no responde al ideal cristiano que debería representar.
- ¿Debemos tener en la Legión y el Regnum Christi como punto de referencia
al P. Marcial Maciel?
Ciertamente no en el sentido en el que cualquier orden o congregación religiosa
tiene a su fundador como punto de referencia (cfr. Concilio Vaticano II, LG
45-46 y PC 2b), pues no se puede considerar que fue un "hombre de Dios", sino
más bien un genio del engaño. Del mismo modo, sería contraproducente ponerlo
como ejemplo para los alumnos de nuestros colegios pues la verdad sobre su vida
es la historia de un hombre cargado de perversiones.
- ¿Cuáles son las principales deformaciones presentes hoy en la Legión y el
Movimiento?
Son varias; algunas de las principales son:
1. Se desconfía a priori de todo lo externo a la congregación y juzgar todo
desde la institu-ción, sin juzgarla a ella. Las normas y tradiciones de la
Legión y el Regnum Christi se con-vierten en norma absoluta. Por ejemplo, son
buenos los obispos que nos apoyan, son malos los que no lo hacen.
2. Se antepone la institución a las personas en el momento de tomar
decisiones sobre ellas. Así, por ejemplo, se pide a alguien que acuda a un
nuevo destino sabiendo que a donde llegue se le cambiará a su vez a otro que,
aunque ya se tiene pensado, no se le comunica a él sino hasta un segundo
momento, o se habla de un viaje para unos días y, llegando, se le da un nuevo
destino.
3. Se justifican medios ilícitos -como el engaño- con una finalidad
conveniente, como el bien de la institución, su unidad y su
crecimiento.
4. En la práctica, se considera que el engaño no es pecado y se practica con
mentiras, me-dias verdades o silencios. Basta ver las estadísticas
anuales.
5. Se cree que se obedece a la Santa Sede cuando se cumple sólo con la letra
de las indica-ciones que da, pero sin respetar el espíritu, aunque muchas veces
sólo conocemos lo que dice la Santa Sede de un modo indirecto, a través, de los
superiores, por ejemplo, cuando la Congregación para la Doctrina de la Fe
emitió el documento sobre la anulación del voto privado dirigido a todos los
legionarios y miembros consagrados del Movimiento Regnum Christi que nunca se
nos entregó.
6. Se mantiene un doble lenguaje divergente: el de las palabras y el de los
hechos. En las palabras todo es bondad y amor, mientras que de hecho se aísla y
se manipula a las perso-nas, sobre todo si no están de acuerdo con los
superiores.
7. Se somete absolutamente la conciencia, núcleo más secreto y sagrario del
hombre, en el que éste se siente a solas con Dios (Concilio Vaticano II, GS
16), al criterio y voluntad de los superiores y a normas escrupulosamente
concretas para controlarla. La abnegación de juicio y de voluntad ha creado
personas sin capacidad de discernimiento propio, sometidas a un
sistema.
8 Se sigue defendiendo que el superior está por encima de las normas, que el
legislador -P. Marcial Maciel- estaba por encima de la ley.
9. No se reconoce humildemente el pecado en la vida de las personas y de la
institución.
10. Se dice que se trabaja para la Iglesia, pero sólo nos acercamos a ella
cuando nos con-viene y para sacar nuestros objetivos.
11. Se ha creado un ambiente de desconfianza mutua basado en la posible
delación de los errores ciertos o inventados, muy distinto al espíritu de
familia del que siempre se habla.
- ¿Hay transparencia en la administración de la Legión de Cristo y del
Movimiento Regnum Christi?
Todos decimos que la hay, pero muy pocos han visto alguna vez un balance de
cuentas. En la mayoría de las congregaciones religiosas, todos los sacerdotes y
religiosos de votos perpetuos tienen acceso a estos datos. Incluso, algunas las
hacen abiertamente públi-cas, como la Congregación de los Steyler Missionare o
Congregación del Verbo Divino (SOCIETAS VERBI DIVINI), que incluso los publica
en Internet.
- ¿Por qué los laicos que trabajan en nuestras obras no dicen nada sobre las
irregularidades que perciben?
Porque muchos de ellos dependen económicamente de las obras y no quieren poner
en peligro su trabajo. Por ello, aunque en conversaciones privadas señalan
errores, deformaciones y abusos graves, sobre todo desde el punto de vista
administrativo y de abuso de poder, no han sido capaces de acudir a los
visitadores o de expresar de algún otro modo sus quejas. Saben que eso les
costaría su puesto de trabajo, como ya ha ocurrido en algunos casos. Esto
también sucede con muchos legionarios de Cristo y miembros consagrados del
Movimiento Regnum Christi, que saben que sus testimonios no pueden aportar
grandes datos, pero sí poner en peligro su situación personal. Piensa, por
ejemplo, qué haría un miembro consagrado que tuviera entre 50 y 60 años de edad
que tuviera que dejar la vida consagrada por enfrentarse al sistema en el que
vivimos. O, más fácil, piensa qué har-ías tú y por qué tú no quieres hacer nada
después de haber leído esto.
Roma, 12 de diciembre de 2009
Solemnidad de Nuestra Señora de Guadalupe
Caritas in Veritate
P.R.C. A.G.D.
Commentaires
On aimerait bien savoir d'où provient l'information... sans doute en effet de légionnaires encore présents au sein de la congrégation étant donné la qualité de l'analyse. Le silence sur les auteurs de ces lignes souligne également les risques et dangers de s'attaquer à l'institution... En tant qu'ancien légionnaire, je prends chaque jour conscience de l'impact qu'à eu la Légion sur ma liberté et mon identité d'enfant de Dieu....
Me perdonarán que escriba en español. Entiendo francés pero no lo sé escribir.
Me queda una pregunta: ¿MM realmente murió y está enterrado en Cotija? Hice un estudio de las fotos y tengo mis dudas. Creo que más bien encineraron su cuerpo en EEUU para evitar las pruebas de DNA o ni siquiera murió y lo tienen escondido en alguna parte.
Oui on perçoit comme vous que cela vient de l'intérieur . Que les auteurs de l'analyse restent dans l'anonymat souligne les risques et les dangers qu'ils courent dans leur situation de dissidence . On devine bien sûr le poids des menaces et des représailles possibles, dispersion, changements soudains de mission, envois à l'étranger ! Ô Mon Dieu, Délivrez les !
Snowgirl,
Permítame contestar a su mensaje. Personalmente, estaba en la Legión cuando sucedió el fallecimiento del P. MM, y que le sepultaron en Cotija. Visto el estado de salud en el que se encontraba, es dificil pensar que no haya muerto. Segundo, no creo que lo hayan incinerado, ya que para identificar a sus hijos, fueron necesarios pruebas biológicas que son las pruebas de DNA.
Creo que no hay que acablarlos más que lo son ya. Es muy difícil la situación actual, sin que vayamos a añadir rumores de complot, u otras cosas. Ya ha muerto y está sepultado en Cotija. A menos que Usted tenga pruebas ciertas de lo contrario.
ayant été à Rome le WE dernier j'en ai rencontré plus d'un qui se sont fait un devoir moral d'éclairer leurs frères légionnaires, de dire la vérité à l'Eglise et aux familles, de demander des changements à la direction de la Légion, etc...
Travaillons donc tous dans la mesure de nos possibilités à l'extension de la vérité!
Snowgirl, le DNA peut être obtenu de n'importe lequel des frères/soeurs/neveux/nièces/... du monstre.
Cet argumentaire remarquablement développé met l'accent sur ce qu' apporte au final cette fameuse "formation" ? - une bien triste déformation de la conscience qui, de charrybde en scylla... ouvre la porte à toutes sortes mensonges et d'abus ...
Quand allons-nous sortir du négationnisme récurrent de la Direction Générale qui se révèle être, hélas, une bande d'escrocs en soutanne retenant captifs 800 prêtres et 2500 séminaristes . Quelle horreur !
Ce n'est pas des paroles qu'il nous faut, ni des promesses, ni une évolution qu'on croit observer mais la démission des chefs et de leur nombreux complices au sein de la Congrégation !
" Formation" vous voulez dire "véritable lavage de cerveau" durant 12 à 14 ans pour cacher l'ignominie ? et aujourd'hui on continue à recruter, envoyer, ordonner !