Nous ne désirons pas te tromper : tous les faits qui apparaissent ici sont absolument avérés et certifiés, bien que nous ne puissions pas toujours en donner les sources pour des raisons évidentes.

Les supérieurs, que se soit à cause de leur bonté et de leur pusillanimité, comme le P. Alvaro Corcuera, et d’autres, ou parce qu’ils sont impliqués et cherchent à cacher les problèmes, ne sont pas capables d’assumer ces réalités et de les expliquer. L’institution les préoccupe plus que toi, mais, en ce qui nous concerne, nous sommes plus préoccupés par toi et ton bonheur dans cette vocation à laquelle Dieu nous a appelés.

Questions et réponses

1. Le fondateur.

Le P. Marcial Maciel était-il un saint ?

Le premier point pour juger de la sainteté d’une personne, avant même de reconnaître le fait qu’il ait vécu les vertus de façon héroïque, est la probité de vie, à savoir s’il n’a pas eu de vices ou des comportement éloigné à l’Evangile, ou à la morale naturelle. Dans le cas du P. Marcial Maciel, il est évident que cela n’a pas été le cas.

Le P. Marcial Maciel a-t-il toujours vécu en accord avec sa condition de prêtre et de religieux ?
Non. Depuis les années où il a été étudiant au séminaire de Montézuma, il a eu des relations homosexuelles. A cause de cela, il a été expulsé du séminaire à deux reprises. Après, il a eu des relations pédophiles avec des séminaristes, dont certains continuent encore dans la Congrégation des Légionnaires du Christ ; Il a trompé le Saint Siège lors de la visite apostolique entre 1956 et 1958, année de la mort de Pie XII ; Il a eu plusieurs enfants avec différentes femmes ; Il a vécu dans le luxe et le faste, et a fait du mensonge et de la calomnie son arme de gouvernement. Ainsi, par exemple, lorsque quelque prêtre n’était pas d’accord avec ce qu’il lui demandait, le P. Marcial Maciel répendait des « rumeurs » sur lui. De nombreux prêtres et membres du Regnum Christi ont été victimes de ce système.

Le P. Marcial Maciel était-il un homme de prière?
Non, il ne priait pas le bréviaire, qui est une obligation pour tous les prêtres, et ne faisait pratiquait aucun des actes de piété prévus dans le manuel de prières de la congrégation.

Comment savons-nous que tout cela est vrai, étant donné que nous ne pouvons croire que le mal que l’on voit et le bien que l’on entend?
Nous aimerions tous que cela ne soit pas vrai, mais les preuves sont accablantes. Malgré tous les efforts pour supprimer les documents, nous disposons d’éléments irréfutables, y compris une enquête détaillée établie par les services secrets de certains pays, qui ont informé le Pape, avec toutes les informations détaillées provenant d’enquêteurs privés, engagés pour découvrir la vérité. Des tests de paternité ont été effectués sur les enfants du fondateur, qui ont été déclarés positifs, on a retrouvé quatre passeports en sa possession, lesquels ont permis de reconstituer ses voyages et séjours dans des hôtels, des maisons closes et des lieux de prostitution en Thaïlande et dans d'autres pays. Enfin, il y a des centaines de témoignages avérés au sujet de toutes ces informations, qui seront certainement de plus en plus nombreux, au fil du temps, parce qu’il y a encore plusieurs enquêtes en cours qui étudient les comptes bancaires et l’utilisation de cartes de crédit.

Le P. Marcial Maciel a-t-il écrit toutes les lettres et les livres de spiritualité que possèdent les légionnaires et les membres du Regnum Christi ?
Non. Le P. Marcial Maciel en a seulement écrit une petite partie, et une certaine partie sont de simples plagias, comme le « Psautier de mes jours », qui est une copie de l’œuvre « le Psautier de mes heures », de Luis Lucia Lucia, édité en 1956 à Valence, bien que l’on ait voulu nous expliquer avec des arguments alambiqués qu’il s’en est seulement servi comme source d’inspiration.

Combien de fils biologique a eu le P. Marcial Maciel ?
En réalité, on ne sait pas. Aujourd’hui, pour le moment, il y en a trois officiellement reconnus, mais on pense qu’il y en a trois ou quatre de plus.

Peut-on dire que le P. Marcial Maciel était malade psychologiquement et, à cause de cela, il avait ce genre de comportements immoraux ?
Bien que certains affirment qu’il souffrait d’un dédoublement de personnalité, en réalité il n’y a aucun diagnostique sûr. Dans tous les cas, bien que cela puisse diminuer sa responsabilité morale, cela ne peut pas constituer une excuse suffisante pour continuer à maintenir sa figure comme celle d’un saint, puisque, d’après le diagnostique des médecins qui ont étudié le cas, ses perversions étaient pleinement conscientes, consenties et en pleine connaissance des causes.

2. La vie religieuse dans la Légion et dans le Mouvement Regnum Christi

Les vœux privés des Légionnaires du Christ correspondaient-ils vraiment à des vertus chrétiennes ?
Les deux vœux obligeaient à dénoncer les personnes qui les auraient enfreinte, et l’on ne peut pas considérer cela comme une vertu chrétienne. Le Saint Siège a supprimé les vœux privés par le biais d’une lettre rédigée par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, à l’attention de toutes les légionnaires et membres consacrés du mouvement Regnum Christi, qui ne nous a jamais été transmise.

D’où proviennent les normes de séparation de la famille ?
Lorsque le P. Marcial Maciel a commencé à commettre des abus sexuels avec ses séminaristes – les premières accusations remontent à 1944 – il a compris qu’il lui fallait les éloigner de leurs familles pour qu’ils ne le dénoncent pas. Pour cette raison, il a envoyé les mexicains en Europe, et vice-versa, et pour la même raison il contrôlait toute leur correspondance, afin de se protéger. C’est également pour la même raison qu’il a mis en place les normes d’incommunication entre les communautés.

Dans la Légion du Christ et dans le mouvement Regnum Christi, respecte-t-on le for interne de la conscience morale, comme l’a toujours demandé l’Eglise ?
Il n’a jamais été respecté, et ne l’est toujours pas. Les supérieurs sont en même temps directeurs spirituels (bien que la direction spirituelle puisse être appelée également « dialogue de formation ») et confesseurs. En plus, entre les supérieurs, des informations concernant le for interne sont communiquées, surtout lors des réunions où se décident les lieux d’apostolat (où sont envoyés les religieux en pratique apostolique) et où des décisions sont prises en fonctions d’éléments entendus en confessions. De la même manière, les légionnaires qui confessent les consacrées reçoivent des indications concernant l’état de chacune d’entre elles.

Est-il vrai que le Pape Jean-Paul II aurait approuvé les Statuts du Regnum Christi et les Constitutions de la Légion du Christ ?
Oui, mais c’est une vérité partielle. Les copies qu’il a approuvé ne sont pas celles que possèdent les Légionnaires et les membres consacrés du Mouvement Regnum Christi. Par exemple, les status du Mouvement Regnum Christi, que le Pape a approuvé, contiennent seulement 128 numéros, alors que ceux que possèdent les consacrées en contiennent 1057, et ceux des Légionnaires plus de 500. De la même manière, l’édition des Constitutions que le Pape Jean Paul II a approuvé n’est pas celle que nous autres, légionnaires du Christ, possédont sur nos étagères. A propos de l’approbation des statuts, il y a de nombreux doutes sur le fait que le Pape ait vraiment signé cette approbation, étant donné qu’ils ont été approuvés au moment où le Saint Père était dans un état critique de santé. De fait, en 2007, lors d’une rencontre de Jeunesse et Famille à Atlanta, le Cardinal Franck Rodé, préfet de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, se trouvant devant un stand sur la vie consacrée dans le Mouvement Regnum Christi, a affirmé ne pas savoir que cela existait. Et cependant, il est supposé en avoir approuvé les statuts.

Jusqu’à quel point peut-on considérer le P. Marcial Maciel comme fondateur de la Légion du Christ et du Mouvement Regnum Christi ?
En tant qu’organisateur matériel, oui, mais en tant qu’inspirateur spirituel, il y a des doutes sérieux. Il apparaît que la spiritualité, dans son ensemble, a été généralement plagiée de différentes sources, ou synthétisée par d’autres personnes à partir des textes sacrés et d’auteurs ecclésiastiques. Ses paroles en public étaient prononcées, de façon habituelle, sous l’effet de drogues. Et une bonne partie des normes disciplinaires, qui ont également été synthétisées par d’autres personnes, semblent clairement être des moyens pour maintenir l’impunité devant les abus du fondateur et d’autres supérieurs.

Comment est-il possible que l’on voit autant de fruits saints sur un arbre qui ne l’est pas ?
Bien que le travail apostolique de la Légion et du mouvement soit admirable sous de nombreux aspects, les fruits apostoliques ne peuvent être attribués uniquement au P. Marcial Maciel, étant donné que la plus grande partie du travail provient d’autres personnes qui ont agit de bonne foi, et qui ont été trompé très souvent. Ces fruits ne doivent pas non plus être considérés comme absolument sains, dans la mesure où ils servaient d’abord à cultiver une bonne image et à tromper les gens.

Pouvons nous considérer authentique l’histoire de la Légion du Christ et du Mouvement Regnum Christi, telle que nous la connaissons jusqu’à présent ?
Absolument pas. Il y a des faits accessoires qui sont vrais, mais la vérité a été déformée par le P. Marcial Maciel. Il est possible de citer quelques exemples, comme le fait que les pères Ferreira et Esparza étaient toujours décriés, comme des personnes obscures, quand en fait ils ont essayé de défendre les petits séminaristes des abus sexuels du fondateur. C’est pour cela que le P. Esparza essayait de regrouper les apostoliques dans le même bâtiment, lorsque le P. Marcial Maciel était présent dans le séminaire. De la même façon, c’est le père Ferreira qui a rédigé les premières constitutions et également qui a présenté aux autorités ecclésiastiques les premières dénonciations à propos des abus sexuels du fondateur. Les attentats contre sa vie n’ont pas été l’œuvre de mauvaises personnes, mais de pères de famille d’enfants qui avaient été abusés voulaient se venger ou simplement lui faire peur. De la même façon, le P. Esparza s’est affronté à lui parce que de nombreux frères apostoliques lui avaient raconté les aberrations auxquelles le P. Marcial Maciel les avait soumis. Au cours de cette période, le fondateur a obligé de nombreux frères à mentir sur le fait qu’ils avaient été abusés sexuellement. Il a également réussi à tromper plusieurs cardinaux. De toute façon, la mort de Pie XII a interrompu l’investigation.

3. La situation actuelle.

Est-il licite et convenable de taire les péchés du Père Maciel par charité ?
Cela dépend des circonstances. Certaines personnes ont le droit de connaître ce qu’il a fait, en particulier sa nature criminelle, spécialement ceux qui doivent prendre des décisions importantes concernant leur état de vie, comme se consacrer, émettre des vœux, recevoir l’ordination. Leurs supérieurs, s’ils ne le leur manifestent pas de façon claire et les convainquent qu’il n’est pas nécessaire de le savoir, manquent à un devoir de justice, étant donné qui les empêchent de prendre une décision vraiment libre et mûre, car ils ignoreraient un aspect important de l’endroit concret où ils consacrent leur vie et s’exposeraient à de nouvelles tromperies et abus. Si pour donner des organes il faut un consentement libre et informé du donneur, il en faut tout autant pour donner sa propre vie. Le Pape nous enseigne dans sa dernière encyclique que la charité ne peut subsister si elle est privée de la vérité (cf. Caritas in Veritate 3).

Les Légionnaires du Christ ne savaient-ils rien de ce que faisait le P. Marcial Maciel ?
Beaucoup d’entre eux, non. Les Légionnaires n’ont pas d’accès libre à Internet, et ne peuvent envoyer et recevoir de messages librement, et toutes leurs communications doivent passer par les supérieurs. Ce blindage fait qu’ils ne peuvent recevoir de nouvelles depuis l’extérieur. Par ailleurs, au niveau interne, les supérieurs ont un régime de vie secret que leurs subordonnés ne connaissent pas. D’autre part, le vœu de ne pas critiquer les supérieurs empêchait toute suspicion. Il n’y a aucune transparence. En plus, le fondateur était protégé par le vœu de fidélité de certains collaborateurs, lesquels, s’ils savaient, s’engageaient à garder le secret.

Le Pape Jean Paul II savait-il tout ce que faisait le P. Marcial Maciel ?
Il disposait de l’information, mais il a toujours cru que c’étaient des mensonges. Certains prétendent qu’il avait rencontré la fille du Père Marciel Maciel, et qu’il la connaissait comme telle, mais ce n’est pas vrai.

Comment est-il possible que les supérieurs cachent la vérité, alors qu’il apparaît clairement que ce sont des personnes entièrement données, pleines de bonne foi et du désir d’aider ?
Il s’agit probablement d’une déformation de conscience. Il est avéré que le Père Marcial Maciel avait une grande capacité pour manipuler la conscience de ses collaborateurs directs, à qui il faisait faire des actes immoraux en croyant qu’ils faisaient la volonté de Dieu. Certaines de ces déformations subsistent aujourd’hui et ont été transmises dans une certaine mesure à de nombreux légionnaires et membres du Regnum Christi.

Comment est-il possible que de nombreux légionnaires et membres du Regnum Christi soient encore désinformés par rapport à la vérité du Père Marcial Maciel ?
Parce que les supérieurs n’ont pas cru en général convenable de manifester cette vérité, mettant en avant de multiples excuses, en particulier celle de préserver la charité et de ne pas nuire à la vocation et au don des personnes à Dieu. En réalité, étant donné que connaître ladite vérité et un droit et un devoir, c’est un manque à la charité et lorsque l’on maintient les personnes dans l’erreur, on nuit à leur vocation. L’expérience que nous avons vécue est que cette détermination à défendre le fondateur et l’institution à tout prix a coûté la perte de nombreuses vocations, et c’était ces vocations qu’il aurait fallu vraiment essayer de sauver.

Pourquoi certains légionnaires ont-ils cessé d’appeler le Père Marcial Maciel « Nuestro Padre » ?
Si un père biologique continue d’être père malgré les déviations morales qu’il puisse avoir, car sa relation avec son enfant ne peut pas être effacée, de la même façon que l’on appelle « père » un prêtre, en raison de l’onction sacerdotale, également indélébile, en revanche, on peut ne plus appeler un père spirituel « père » quand sa vie morale ou spirituelle ne répond pas à l’idéal chrétien qu’il devrait représenter.

Doit-on conserver le Père Marcial Maciel comme référence dans la Légion et le Regnum Christi ?
Certainement pas dans le sens où toute ordre ou congrégation religieuse possède dans la personne de son fondateur un point de référence (cf. Concile Vatican II, LG 45-46 et PC 2b), car on ne peut pas considérer qu’il a été un « homme de Dieu », mais plutôt un génie de la tromperie. De la même façon, il serait contre-productif de le donner en exemple aux élèves de nos collèges, car la vérité sur sa vie, c’est l’histoire d’un homme plein de perversions.

Quelles sont les principales déformations présentes aujourd’hui dans la Légion et le Regnum Christi ?

Elles sont nombreuses, et voici les principales:

  1. On se méfie à priori de tout ce qui est externe à la congrégation et l’on juge tout depuis l’institution, sans la juger elle-même. Les normes et les traditions de la Légion et du Regnum Christi se convertissent en règle absolue. Par exemple, les évêques qui nous soutiennent sont bien, ce qui ne le font pas sont mauvais.
  2. On place l’institution avant les personnes au moment de prendre des décisions sur celles-ci. Ainsi, par exemple, on demande à une personne qu’elle se rende à un nouveau poste tout en sachant qu’une fois là-bas, elle sera changé de poste de nouveau, et bien que cela ait été prévu, elle n’est pas tenu au courant, jusqu’à une deuxième temps, ou bien encore on lui parle d’un voyage de quelques jours et, à l’arrivée, on lui donne un nouveau poste.
  3. On justifie des moyens illicites –comme la tromperie– avec un but qui convient, comme le bien de l’institution, son unité et son développement.
  4. Dans la pratique, on considère que la tromperie n’est pas un péché et l’on agit avec des mensonges, des demi-vérités ou des silences. Il suffit de voir les statistiques annuelles.
  5. On croit que l’on obéit au Saint-Siège lorsque l’on suit seulement « à la lettre » ses indications, mais sans en respecter l’esprit, bien que de nombreuses fois on ne connaisse ce que dit le Saint-Siège que d’une façon indirecte, à travers les supérieurs. Par exemple, quand la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a émis le document sur l’annulation du vote privé destiné à tous les Légionnaires et membres consacrés du Regnum Christi, que l’on ne nous a jamais remis.
  6. On maintient un double langage divergent: celui des paroles et celui des gestes. Dans les paroles, tout est bonté et amour, tandis que dans les faits on isole et on manipule les personnes, surtout si celles-ci ne sont pas d’accord avec leurs supérieurs.
  7. On soumet de façon absolue la conscience, noyaux le plus secret et sacré de l’homme, où celui-ci se sent seul avec Dieu (Concile Vatican II, GS 16), au critère et à la volonté des supérieurs et à des normes scrupuleusement concrètes pour la contrôler. L’abnégation du jugement et de la volonté a créé des personnes sans capacité de discernement propre, soumises à un système.
  8. On continue à défendre que le supérieur est au-dessus des règles, que le législateur le Père Marcial Maciel était au dessus de la loi.
  9. On ne reconnaît pas humblement le péché dans la vie des personnes et de l’institution.
  10. On dit que l’on travaille pour l’Église, mais l’on ne s’en approche que lorsque cela nous convient et pour atteindre nos propres objectifs.
  11. On crée une ambiance de méfiance mutuelle fondée sur la possible délation des erreurs certaines ou inventées, ce qui est très différent de l’esprit de famille dont on parle toujours.

Y-a-t-il de la transparence dans l’administration de la Légion du Christ et le Mouvement Regnum Christi ?
Nous disons tous qu’il y en a, mais très peu de personnes ont eu l’occasion de voir un bilan des comptes. Dans la majorité des congrégations religieuses, tous les prêtres et les religieux avec des vœux perpétuels ont accès à ces données. Certaines les rendent ouvertement publiques, comme la Congrégation des Steyler Missionare ou la Congrégation du Verbe Divin (SOCIETAS VERBI DIVINI), qui les publient même sur Internet.

Pourquoi les laïcs qui travaillent dans nos œuvres ne disent rien sur les irrégularités dont ils s’aperçoivent ?
Parce nombre d’entre eux dépendent économiquement des œuvres et ne veulent pas prendre de risque par rapport à leur travail. Pour cela, bien qu’ils signalent des erreurs, des déformations ou des abus graves en privé, surtout du point de vue administratif et de l’abus de pouvoir, ils n’ont pas pu aller voir les visiteurs ou leur exprimer d’une autre façon leurs doléances. Ils savent que cela pourrait leur coûter leur place, comme cela est déjà arrivé dans certains cas. Cela se produit aussi avec de nombreux Légionnaires du Christ et des membres consacrés du Regnum Christi, qui savent que leur témoignage ne peuvent peut-être pas apporter de grandes informations, mais par contre peuvent mettre en danger leur situation personnelle. Pensez, par exemple, à ce que ferait un membre consacré qui aurait entre 50 et 60 ans qui devrait laisser la vie consacrée pour devoir s’affronter au système dans lequel nous vivons. Ou plus simplement, pensez à ce que vous feriez et pourquoi vous ne voulez rien faire après avoir lu ceci.


Rome, le 12 décembre 2009

Solennité du Notre Dame de Guadeloupe

(Je viens d'apprendre que la liste des personnes qui étaient soi-disant signataires de cette lettre étaient en fait certains des destinataires.)

Caritas in Veritate

P.R.C. A.G.D.


¡Venga tu Reino!

VINCE IN BONO MALUM

A TODOS LOS LEGIONARIOS DE CRISTO Y A LOS MIEMBROS CONSAGRADOS DEL MOVIMIENTO REGNUM CHRISTI

Introducción.

Vencer el mal con el bien y la mentira con la verdad es el fin de estas páginas que sólo pre-tenden hacer luz sobre las preguntas que muchos legionarios de Cristo y miembros del Regnum Christi tienen en la cabeza y en el corazón. Aquí encontrarán las respuestas que sus superiores y directores no les quieren dar.

Los que escribimos estas líneas no somos ni masones ni jesuitas ni marxistas ni judíos, ni miembros del Opus Dei, ni todas esas fuerzas que el P. Marcial Maciel presentaba como enemigos suyos y de la Legión de Cristo. Somos hermanos tuyos que queremos apoyarte y que creemos que es necesario vivir en el bien y en la verdad.

No te queremos engañar: todos los datos que aparecen aquí son absolutamente ciertos y verificados aunque no siempre podemos escribir las fuentes por razones obvias.

Los superiores, ya sea por su bondad y pusilanimidad, como el P. Álvaro Corcuera y otros, o porque están implicados y por ello encubren los problemas, no son capaces de asumir estas realidad y explicarlas. A ellos les interesa más la institución que tú, pero a nosotros nos interesas más tú y tu felicidad en esta vocación a la que Dios nos ha llamado.

Preguntas y respuestas.

1. El fundador.

- ¿El P. Marcial Maciel fue un santo?
El primer paso para juzgar la santidad de una persona, incluso antes de reconocer su vivencia heroica de las virtudes, es la probidad de vida, es decir, si no tuvo vicios o comportamientos alejados del Evangelio o de la ética natural. En el caso del P. Marcial Maciel es evidente que esto no se da.

- ¿El P. Marcial Maciel vivió siempre de acuerdo a su condición de sacerdote y de religioso?
No. Desde sus tiempos de estudiante en el seminario de Moctezuma tuvo relaciones homosexuales. Por ello fue expulsado del seminario en dos ocasiones. Después practicó la pedofilia con seminaristas, algunos de los cuales siguen todavía en la congregación de los legionarios de Cristo; engañó a la Santa Sede en la visita apostólica de los años 1956 a 1958, cuando murió Pío XII; tuvo varios hijos con distintas mujeres; vivió en el lujo y en el dispendio e hizo de la mentira y de la calumnia su arma de gobierno. Así, por ejemplo, cuando algún sacerdote no accedía a lo que él le pedía, el P. Marcial Maciel comenzaba a extender “rumores” sobre él. Muchos sacerdotes y miembros del Regnum Christi han sido víctimas de este sistema.

- ¿El P. Marcial Maciel era un hombre de oración?
No. No rezaba el Breviario, que es obli-gatorio para todos los sacerdotes, ni hacía ninguno de los actos de piedad previstos en el manual de oraciones de la congregación.

- ¿Cómo sabemos que todo esto es verdad, pues sólo creemos el mal que se ve y el bien que se oye?
Todos quisiéramos que no fuera verdad, pero los testimonios son abrumadores. A pesar de todos los esfuerzos por hacer desaparecer la documentación, contamos con ele-mentos irrefutables, incluso con una investigación detallada por parte de los servicios secre-tos de algunos países que hicieron llegar al Papa y con los datos detallados de investigado-res privados contratados para descubrir la verdad. Se han realizado pruebas de paternidad sobre los hijos del fundador que han dado positivo, se encontraron cuatro pasaportes en su poder que han permitido reconstruir sus viajes y sus estancias en hoteles, locales nocturnos y centros de lenocinio de menores en Tailandia y otros países y, en fin, existen centenares de testimonios confrontados sobre toda esta información, que seguramente, con el tiempo, se irá incrementando, pues todavía existen varias investigaciones en curso rastreando cuen-tas bancarias y usos de tarjetas de crédito.

- ¿El P. Marcial Maciel escribió todas las cartas y los libros de espiritualidad que tienen los legionarios y miembros del Regnum Christi?
No. El P. Marcial Maciel escribió sólo una pequeña cantidad de ellos y, algunos de ellos, son simples plagios, como el “Salterio de mis días”, copiado de la obra “Salterio de mis horas”, de Luis Lucía Lucía, editado en 1956 en Valencia, por más que nos quieran explicar con alambicados argumentos que simplemente lo usó como fuente de inspiración.

- ¿Cuántos hijos biológicos tuvo el P. Marcial Maciel?
En realidad, no se sabe. Hay, de momento, tres reconocidos, pero se sospecha que puede haber otros tres o cuatro más.

- ¿El P. Marcial Maciel era adicto a las drogas?
Sí, el P. Marcial Maciel consumía morfina en diversos compuestos de modo habitual. Algunas personas que fueron administradores generales o que estuvieron encargados de sus cuidados dentro de la congregación conservan todavía las facturas de los fármacos que se le compraban.

- ¿Se puede decir que el P. Marcial Maciel estaba enfermo psicológicamente y por eso tenía estos comportamientos inmorales?
Aunque algunos afirman que padecía una disociación de personalidad, en realidad no hay ningún diagnóstico terminante. De todos modos, aunque esto pudiera restarle culpabilidad moral, no puede constituirse en una excusa para seguir manteniendo su figura como la de un santo ya que, según el juicio de los médicos que han estudiado el caso, sus perversiones eran plenamente conscientes, consentidas y con pleno conocimiento.

2. La vida religiosa en la Legión y en el Movimiento Regnum Christi.

- ¿Los votos privados de los legionarios de Cristo respondían verdaderamente a virtudes cristianas?
Los dos votos obligaban a delatar a las personas que los infringieran, y eso no se puede considerar una virtud cristiana. La Santa Sede quitó los votos privados a través de una carta dirigida por la Congregación para la Doctrina de la Fe a todos los legionarios y consagrados del Movimiento Regnum Christi que nunca se nos entregó.

- ¿De dónde vienen las normas de alejamiento de la familia?
Cuando el P. Marcial Maciel comenzó a cometer abusos sexuales con sus seminaristas –las primeras denuncias datan de 1944- entendió que debía alejarlos de sus familias para que no lo delatasen. Por ello, a los que eran mexicanos los llevaba a Europa y viceversa, y de igual modo controlaba toda su correspondencia para evitar que lo descubrieran. También, por este motivo, implantó las normas de la incomunicación entre comunidades.

- ¿En la Legión de Cristo y en el Movimiento Regnum Christi se respeta el foro interno de la conciencia moral, tal y como siempre ha pedido la Iglesia?
Nunca se ha respetado ni se respeta. Los superiores son al mismo tiempo directores espirituales (aunque la dirección espiritual puede recibir otros nombres como “diálogo de formación”) y confesores. Además, entre los superiores se comunican datos del foro interno, especialmente en las reuniones para elección de los destinos, y se han tomado decisiones sobre elementos escu-chados en las confesiones. También, los legionarios que confiesan a las consagradas reci-ben indicaciones sobre el estado de cada una.

- ¿Es verdad que el Papa Juan Pablo II aprobó los Estatutos del Regnum Christi y las Constituciones de la Legión de Cristo?
Sí, pero es una verdad parcial. Las copias que él aprobó no son las que tienen los legionarios y los miembros consagrados del Movimiento Regnum Christi. Por ejemplo, los estatutos del Movimiento Regnum Christi que aprobó el Papa sólo tenían 128 números, mientras que los que tienen las consagradas cuentan con 1057 y la de los legionarios más de 500. Del mismo modo, la edición de las Constituciones que aprobó el Papa Juan Pablo II no es la que tenemos los legionarios de Cristo en nuestros anaqueles. Sobre la aprobación de los estatutos hay muchas dudas de que el Papa haya firmado esa aprobación, pues fueron aprobados en los momentos en que el Santo Padre estaba peor de salud. De hecho, en 2007, en un encuentro de Juventud y Familia en Atlanta, el Cardenal Franck Rodé, prefecto de la congragación para institutos de vida consagrada y sociedades de vida apostólica, ante un stand sobre la vida consagrada en el Movimiento Regnum Christi, dijo que no sabía que eso existía. Y, supuestamente, él aprobó los estatutos.

- ¿Hasta qué punto puede considerarse al P Marcial Maciel fundador de la Legión de Cristo y del Movimiento Regnum Christi?
En cuanto organizador material sí, pero como inspira-dor espiritual caben serias dudas. Consta que la espiritualidad en su conjunto ha sido generalmente plagiada de distintas fuentes o sintetizada por otras personas a partir de los textos sagrados y autores eclesiásticos. Sus palabras en público eran habitualmente pronunciadas bajo el efecto de drogas. Y buena parte de las normas disciplinares, que también han sido sintetizadas por otros, aparecen claramente como medios para mantener la impunidad ante abusos del fundador y de otros superiores.

- ¿Cómo es posible que se vean tantos frutos sanos de un árbol que no lo es?
Aunque es admirable en muchos aspectos la labor apostólica de la Legión y el Movimiento, los frutos apostólicos no deben atribuirse únicamente al P. Marcial Maciel, pues la mayoría del trabajo proviene de otras personas que actuaron de buena fe, frecuentemente engañadas. Estos frutos tampoco deben considerarse enteramente sanos, pues en la medida en que tenían co-mo fin crear una buena imagen y engañar a las personas, no son tales.

- ¿Podemos considerar verdadera la historia de la Legión de Cristo y del Movimiento Regnum Christi tal y como la conocemos hasta ahora?
Fundamentalmente no. Hay datos acce-sorios que son reales, pero la verdad ha sido deformada por el P. Marcial Maciel. Se pueden citar algunos ejemplos, como el hecho de que los padres Ferreira y Esparza aparecían siem-pre como personajes negativos, cuando realmente ellos sólo quisieron defender a los semi-naristas menores de los abusos sexuales del fundador. Por eso, el P. Esparza trataba de mantener siempre juntos en la misma habitación a los apostólicos cuando estaba en el se-minario el P. Marciel Maciel. Del mismo modo, fue el P. Ferreira quien redactó las prime-ras constituciones y también fue quien presentó a la autoridad eclesiástica las primeras de-nuncias por abusos sexuales del fundador. Los atentados contra su vida no fueron obra de personas malas, sino de padres de familia de apostólicos que fueron abusados y quisieron vengarse o asustarle. Del mismo modo, el P. Esparza se enfrentó con él porque varios her-manos apostólicos le habían comentado de las aberraciones a las que los sometía el P. Mar-cial Maciel. Otro ejemplo es el caso de la que siempre hemos llamado “gran bendición” y que realmente fue un gran engaño. En ese período, el fundador forzó a mentir con presiones a varios hermanos nuestros que habían sido abusados sexualmente. También engañó a va-rios cardenales. De todos modos, la muerte del Papa Pío XII interrumpió la investigación.

3. La situación actual.

- ¿Es lícito y conveniente callar los pecados del P Maciel por caridad?
Dependerá de las circunstancias. Hay personas que tienen el derecho de conocer lo que hizo, en particular su naturaleza criminal, especialmente los que tienen que tomar decisiones que afectan a su estado de vida, como consagrarse, emitir votos, recibir la ordenación. Sus superiores, si no se lo manifiestan de manera clara y les convencen de que no es necesario saberlo, incum-plen un deber de justicia, pues les impiden tomar una decisión verdaderamente libre y ma-dura, pues desconocerían un aspecto importante del lugar concreto donde consagran su vida y se expondrían a nuevos engaños y abusos. Si para donar órganos se requiere un consenti-miento libre e informado del donante, tanto más para donar la propia vida. El Papa nos en-seña en su última encíclica que la caridad no puede subsistir privada de la verdad (cfr. Cari-tas in Veritate 3).

- ¿Los legionarios de Cristo no sabían nada de lo que hacía el P. Marcial Maciel?
Muchos de ellos no. Los legionarios no tienen libre acceso a Internet, ni pueden enviar o recibir mensajes con libertad, y todas sus comunicaciones deben pasar por los superiores. Este blindaje hace que no puedan recibir noticias de fuera. Además, internamente, los superiores tienen un régimen de vida secreto que los súbditos no conocen. Por otro lado, el voto de no criticar a los superiores impedía toda sospecha. No hay ninguna trasparencia. Además, el fundador estaba protegido por el voto de fidelidad de algunos colaboradores que, si sabían, se comprometían a guardar secreto.

- ¿El Papa Juan Pablo II sabía todo lo que hacía el P. Marcial Maciel?
Tenía la información, pero siempre consideró que eran mentiras. Aunque hoy se dice que conocía a una hija del P. Marcial Maciel y que la conocía como tal, esto no es cierto.

- ¿Cómo es posible que los superiores oculten la verdad, cuando se ve claramente que son personas entregadas y llenas de buena fe y deseo de ayudar?
Probablemente se trata de una deformación de conciencia. Consta que el P. Marcial Maciel tenía gran capacidad de mani-pular la conciencia de sus directos colaboradores, a los que hacía realizar actos inmorales creyendo que hacían la voluntad de Dios. Algunas de estas deformaciones perviven hoy y se han transmitido en distinta medida a muchos legionarios y miembros del Regnum Christi.

- ¿Cómo es posible que hoy muchos legionarios y miembros del Regnum Christi sigan desinformados sobre la verdad del P. Marcial Maciel? Porque los superiores generalmente no han creído conveniente manifestar esta verdad, aduciendo múltiples excusas, sobre todo la de preservar la caridad y no dañar la vocación y la entrega a Dios de las personas. En reali-dad, al tratarse de un derecho y un deber el conocer dicha verdad, se falta a la caridad y se daña la verdadera vocación cuando se mantiene a las personas en el error. La experiencia que hemos vivido es que este empeño en defender al fundador y a la institución a toda costa ha costado la pérdida de muchas vocaciones, y estas vocaciones era lo que realmente deber-ía haberse procurado salvar.

- ¿Por qué muchos legionarios ya no llaman “nuestro padre” al P. Marcial Maciel? Si a un padre biológico no se le puede dejar de llamar “padre” a pesar de las desviaciones morales que pueda tener, pues la relación que existe con él se produce como efecto de un hecho sobre el cual no se puede rectificar: la paternidad biológica, y del mismo modo a un sacer-dote se le llama “padre” por la unción sacerdotal, que también es irreversible, sin embargo, a un padre espiritual se le puede dejar de llamar “padre” cuando su vida moral o espiritual no responde al ideal cristiano que debería representar.

- ¿Debemos tener en la Legión y el Regnum Christi como punto de referencia al P. Marcial Maciel?
Ciertamente no en el sentido en el que cualquier orden o congregación religiosa tiene a su fundador como punto de referencia (cfr. Concilio Vaticano II, LG 45-46 y PC 2b), pues no se puede considerar que fue un "hombre de Dios", sino más bien un genio del engaño. Del mismo modo, sería contraproducente ponerlo como ejemplo para los alumnos de nuestros colegios pues la verdad sobre su vida es la historia de un hombre cargado de perversiones.

- ¿Cuáles son las principales deformaciones presentes hoy en la Legión y el Movimiento?
Son varias; algunas de las principales son:

1. Se desconfía a priori de todo lo externo a la congregación y juzgar todo desde la institu-ción, sin juzgarla a ella. Las normas y tradiciones de la Legión y el Regnum Christi se con-vierten en norma absoluta. Por ejemplo, son buenos los obispos que nos apoyan, son malos los que no lo hacen.

2. Se antepone la institución a las personas en el momento de tomar decisiones sobre ellas. Así, por ejemplo, se pide a alguien que acuda a un nuevo destino sabiendo que a donde llegue se le cambiará a su vez a otro que, aunque ya se tiene pensado, no se le comunica a él sino hasta un segundo momento, o se habla de un viaje para unos días y, llegando, se le da un nuevo destino.

3. Se justifican medios ilícitos -como el engaño- con una finalidad conveniente, como el bien de la institución, su unidad y su crecimiento.

4. En la práctica, se considera que el engaño no es pecado y se practica con mentiras, me-dias verdades o silencios. Basta ver las estadísticas anuales.

5. Se cree que se obedece a la Santa Sede cuando se cumple sólo con la letra de las indica-ciones que da, pero sin respetar el espíritu, aunque muchas veces sólo conocemos lo que dice la Santa Sede de un modo indirecto, a través, de los superiores, por ejemplo, cuando la Congregación para la Doctrina de la Fe emitió el documento sobre la anulación del voto privado dirigido a todos los legionarios y miembros consagrados del Movimiento Regnum Christi que nunca se nos entregó.

6. Se mantiene un doble lenguaje divergente: el de las palabras y el de los hechos. En las palabras todo es bondad y amor, mientras que de hecho se aísla y se manipula a las perso-nas, sobre todo si no están de acuerdo con los superiores.

7. Se somete absolutamente la conciencia, núcleo más secreto y sagrario del hombre, en el que éste se siente a solas con Dios (Concilio Vaticano II, GS 16), al criterio y voluntad de los superiores y a normas escrupulosamente concretas para controlarla. La abnegación de juicio y de voluntad ha creado personas sin capacidad de discernimiento propio, sometidas a un sistema.

8 Se sigue defendiendo que el superior está por encima de las normas, que el legislador -P. Marcial Maciel- estaba por encima de la ley.

9. No se reconoce humildemente el pecado en la vida de las personas y de la institución.

10. Se dice que se trabaja para la Iglesia, pero sólo nos acercamos a ella cuando nos con-viene y para sacar nuestros objetivos.

11. Se ha creado un ambiente de desconfianza mutua basado en la posible delación de los errores ciertos o inventados, muy distinto al espíritu de familia del que siempre se habla.

- ¿Hay transparencia en la administración de la Legión de Cristo y del Movimiento Regnum Christi?
Todos decimos que la hay, pero muy pocos han visto alguna vez un balance de cuentas. En la mayoría de las congregaciones religiosas, todos los sacerdotes y religiosos de votos perpetuos tienen acceso a estos datos. Incluso, algunas las hacen abiertamente públi-cas, como la Congregación de los Steyler Missionare o Congregación del Verbo Divino (SOCIETAS VERBI DIVINI), que incluso los publica en Internet.

- ¿Por qué los laicos que trabajan en nuestras obras no dicen nada sobre las irregularidades que perciben?
Porque muchos de ellos dependen económicamente de las obras y no quieren poner en peligro su trabajo. Por ello, aunque en conversaciones privadas señalan errores, deformaciones y abusos graves, sobre todo desde el punto de vista administrativo y de abuso de poder, no han sido capaces de acudir a los visitadores o de expresar de algún otro modo sus quejas. Saben que eso les costaría su puesto de trabajo, como ya ha ocurrido en algunos casos. Esto también sucede con muchos legionarios de Cristo y miembros consagrados del Movimiento Regnum Christi, que saben que sus testimonios no pueden aportar grandes datos, pero sí poner en peligro su situación personal. Piensa, por ejemplo, qué haría un miembro consagrado que tuviera entre 50 y 60 años de edad que tuviera que dejar la vida consagrada por enfrentarse al sistema en el que vivimos. O, más fácil, piensa qué har-ías tú y por qué tú no quieres hacer nada después de haber leído esto.

Roma, 12 de diciembre de 2009

Solemnidad de Nuestra Señora de Guadalupe

Caritas in Veritate

P.R.C. A.G.D.