La fille du pécheur Légionnaire du Christ
Par Xavier le samedi 28 novembre 2009, - Documents clés - Lien permanent
Par Idoia Sota et José Manuel Vidal
Dimanche 9 août 2009
« Je n’aurais jamais choisi un tel chemin pour ma vie… Lorsque j’ai fait
la connaissance de cet homme, j’étais mineure… Ni ma fille, ni moi-même,
n’avons su qui il était vraiment jusqu’à la fin ». C’est la première fois que
Norma Hilda Baños met des paroles sur sa propre histoire et, avec ces derniers,
le secret gardé depuis si longtemps, le péché qui la poursuit, prend corps
devant elle.
Au simple fait d’évoquer son souvenir, les larmes s’agglutinent autour de
ses yeux. Le journal Crónica a réussi à la retrouver dans son sanctuaire, une
résidence luxueuse de Madrid. Elle est déconcertée. Le dialogue n’est pas
facile. Derrière le porche, qui disparaît progressivement alors qu’elle ferme
la porte, apparaît une maison sur un étage de 327 mètres carrés. C’est ici
qu’elle vit, depuis quelques années, avec sa fille. Dans la maison, il n’y a ni
mari, ni père. Il n’y en a jamais eu. Sa fille est le fruit d’une relation
interdite. Qui sait combien d’histoires cette femme aura dû imaginer quand on
lui posait des questions sur le père de sa fille ? Tout, pourvu de ne pas
révéler l’effrayante vérité : c’était le fondateur de la congrégation
ultra-catholique des Légionnaires du Christ, le père Marcial Maciel, qui lui
fit un enfant, alors qu’elle avait 26 ans.
Le bébé, Norma Hilda Rivas – qui a aujourd’hui 23 ans – a reçu le nom d’un
simple laïc, sans vœu de chasteté. Peut-être l’un des noms adoptés par Maciel
parmi les nombreuses fausses identités qu’il utilisait pour séduire des femmes
riches, auxquelles il extirpait jusqu’au dernier centime. Elle ne porte pas son
nom, mais il y a quelque chose à laquelle elle ne peut renoncer : son
sang. Elle est la fille du pécheur. Et héritière d’un patrimoine, celui des
Légionnaires, que certains estiment de la valeur de Repsol YPF, une compagnie
de presque 20.500 millions d’euros en actifs.
« Elle vit tout cela très mal », se lamente sa mère.
« Heureusement que c’est moi qui ai ouvert la porte », soupire-t-elle,
préoccupée par l’état d’âme fragile de sa fille. « Tout cela a été très
douloureux, vous ne pouvez pas imaginer ». Norma se démène pour protéger son
intimité, et encore plus maintenant, depuis que le Vatican a ordonné une
enquête sérieuse sur elles et tous les autres désastres – abus sexuels,
pédérastie, maîtresses, mensonges, espionnage, scandales économiques… - que
Marcial Maciel a laissé derrière lui.
SON REFUGE SECRET
Norma n’utilise plus le téléphone portable. Pour parler avec elle, il faut
laisser un message qu’elle écoutera plusieurs heures plus tard, certainement
tôt le matin, lorsque personne ne peut la déranger. Habiter dans une résidence
protégée en permanence fait partie du stricte contrôle que cette femme de
quarante-huit ans s’est imposé dans sa vie, avec l’objectif de protéger son
anonymat. « Je ne sais même pas comment ils vous ont laissé entrer ici… Je
suis désolé de ne pas vous inviter à entrer », commente-t-elle alors que la
servante, habillée avec un uniforme à carreaux bleu et blanc et couronnée par
un petit chapeau, s’éloigne pour rejoindre la zone de service.
Elle garde le silence quelques secondes pour s’assurer que personne ne
l’entende. Elle désire parler. Cela fait trop de temps qu’elle se tait. Pendant
ce temps, d’autres parlent pour elle. Sur les blogs Internet les commentaires
prolifèrent depuis que l’on a reconnu l’existence d’une fille secrète au
fondateur des Légionnaires : « Norma fille est une personne charmante, mais je dois aussi vous dire que,
parce qu’elle a été abusée par son père, Maciel (…) elle a un traumatisme
sévère de l’enfance qu’elle n’arrivera, je pense, jamais à dépasser », commente
une internaute signant du nom d’Angelica Galas. Elle en est venu jusqu’à
insinuer que Norma a pu être complice de ces abus. « On a dit beaucoup de
mensonges », balbutie Norma Baños la
mère depuis sa maison madrilène. « Je veux déjà éclairer le fait que
j’étais une mineure quand tout cela a commencé ». Norma insinue des abus.
Parler sans dire. C’est sa manière de récupérer quelque chose du territoire de
sa vie qu’elle a perdu lorsqu’elle fit la connaissance de Marcial Maciel. Cela
a eu lieu à Acapulco, une ville prospère située dans le troisième état le plus
pauvre du Mexique, Guerrero, caractérisée par des différences sociales énormes.
Elle aurait appartenu à la classe privilégiée. Elle possède des traits
indigènes, les cheveux foncés, une petite taille… mais son ton de voix modéré,
sa correction, sa façon de se vêtir avec simplicité et élégance, avec des
couleurs sombres, ou encore sa façon de s’adresser à la servante, dénotent que
Norma Hilda est une femme éduquée, probablement aisée comme les autres femmes
que le père Maciel séduisit.
A celle-ci, il lui a laissé deux maisons à son nom dans l’immobilier
exclusif de Madrid, ainsi que trois places de parking, tout cela pour une
valeur de deux millions d’euros. En plus, la mère et la fille recevait un solde
conséquent mensuel, partie du prix que l’organisation ultra-catholique aurait
payé pour le silence de ces deux femmes au cours d’un accord qui aurait été
conclu apparemment il y a quelques mois. Avec d’autres, comme Flora Barragán,
une très grande bienfaitrice de la Légion, Maciel n’a pas eu la même
générosité. A cette dernière, il est parvenu à la dépouiller de 35 millions
d’euros.
HOMMES ET FEMMES
Ici ne s’achève pas la liste des femmes séduites et « exploitées
économiquement », selon Alejandro Espinosa, un ex légionnaire, que le fait
d’être un neveu de Maciel n’a pas empêché de tomber entre ses griffes. Talita
Reyes, Pepita Gandarillas, Pachita Pérez, Deme de Galas, Dolores Barroso,
Guillermina Dikins, Josefita ou Consuelo Fernández, veuve d’un diplomate
espagnol en poste au Mexique, entre autres, ont succombé devant son apparence
de piété et de grande sainteté. Celui-ci se référait toujours à « son
mal » : une soi-disant maladie qui provoquait une rétention du sperme,
lequel obstruait le conduit urinaire et lui provoquait de terribles douleurs de
prostate. Selon lui, il avait besoin de sexe pour se soigner. (…)
Beaucoup de ces femmes ne pourront déjà plus demander leur reste. Mais avec
le temps surgissent de nouvelles voix. On parle d’un autre enfant, de deux, de
trois… Certains pourraient réclamer leur héritage à travers des avocats comme
José Bonilla, le seul à avoir gagné un procès pour pédophilie contre les
Légionnaires du Christ, à Mexico. D’autres, comme la fille espagnole, auraient
accepté, pour le moment, un accord économique.
- Il vous revient, à vous, beaucoup d’argent, qui est actuellement en
possession des Légionnaires, non seulement à cause de l’héritage, mais aussi à
cause des préjudices moraux.
- Bien sûr, nous avons beaucoup souffert.
Le silence de Norma a été son unique monnaie d’échange pendant toutes ces
années. Alors que Maciel était vivant (il est mort aux Etats-Unis, le 31
janvier 2008), elle habitait avec sa fille dans des résidences luxueuses à
Séville et Madrid. Elles sont arrivées en Espagne avec un visa « sans
objectif professionnel », selon ce que stipule le consulat espagnol au Mexique.
Dans la capitale andalouse, elles ont occupé un appartement dont une publicité,
dans les années 70, ventait ainsi : « Appartement de l’Edificio
Estadio : Appartement de luxe. Marbre et bois nobles, air conditionné à
tous les étages, … »
Après, elles ont déménagé à Madrid, dans une ville jouxtant le quartier du
Pilar. Tout cela a été payé, d’après Bonilla, qui cite comme source un prêtre
légionnaire « miné par la culpabilité », avec l’argent des bienfaiteurs de
la congrégation. La fille espagnole de Maciel a suivi, en plus, quelques cours
à l’Université Anahuac (Mexico DF), propriété des Légionnaires, où l’on
« connaissait son identité » ; et, d’après certaines sources, elle
aurait aussi suivi des cours à l’Université Francisco de Victoria de Madrid,
qui appartient également à l’organisation.
D’après José Bonilla, les Légionnaires savaient depuis plusieurs années
l’existence de la fille de Maciel. « Il la présenta au Pape Jean-Paul II.
Il y a des photographies qui le prouvent ». Cet homme lettré assure qu’il peut
également apporter des documents en plus : « J’ai des lettres, des
photographies et des enregistrements provenant d’un haut fonctionnaire », qu’il
promet de rendre public bientôt.
BLÁZQUEZ, ENQUÊTEUR
Norma a-t-elle été complice des secrets de Marcial Maciel ? « Je
ne savais pas qui il était », affirme-t-elle avec douleur. Est-il possible que
la tromperie ait duré jusqu’à ce que Benoît XVI oblige Maciel à se retirer en
2006 ? La mère et la fille savaient-elles qui il était quand il les
présenta au Pape Jean-Paul II ? Norma Rivas n’a jamais cessé de l’appeler
« papa », même devant le souverain pontife…
Pour résoudre toutes ces questions, Benoît XVI a nommé un groupe de
visiteurs, avec plein pouvoirs, parmi lesquels se trouve le vice-président de
la Conférence des Evêques d’Espagne, Ricardo Blázquez. Ce dernier, qui est
également évêque de Bilbao, travaille intensément depuis le 15 juillet. Le
temps urge : Rome veut un premier rapport pour le mois d’octobre. Blázquez
a dû renoncer à ses vacances d’été à Villanueva del Campillo (Ávila). Mais peu
importe. Il vit pour Dieu, pour son diocèse et pour ce que demande le
Pape.
Dans une preuve éloquente de l’estime dont il bénéficie à Rome, le prélat
basque sera chargé de superviser, intervenir et inspecter les centres de la
Légion en Espagne, en France, en Allemagne, en Suisse, en Irlande, en Hollande,
en Pologne, en Autriche et en Hongrie. Dans son agenda figure déjà la date
d’une rencontre avec la fille secrète du fondateur de la Légion, ainsi qu’avec
sa mère. « Ils sont partis en vacances pour un mois », affirme leur
servante.
Les directeurs de la Légion en Espagne sont également appelés à rencontrer
l’évêque en Espagne, ainsi que quelques anciens membres de la Légion. L’un
d’eux s’appelle Patricio Cerda. Ce prêtre a passé plus de trente ans dans la
congrégation et connaît au détail près la plupart de ses péchés. Il y a huit
ans, écœuré par ce qu’il voyait à l’intérieur, il est sorti, s’est sécularisé,
s’est marié et aujourd’hui il dirige l’Association des victimes de la Légion du
Christ. « Nous avons envoyé un message à Blázquez et il nous a répondu
qu’il désirait nous rencontrer. Il va nous recevoir très bientôt. Nous
attendons de pouvoir trouver une date dans nos agendas », explique-t-il. Ce
faisant, Blázquez reste discret par prudence, et aussi parce qu’il est sous le
secret pontifical.
En plus de l’évêque de Bilbao, la commission investigatrice romaine est
composée de quatre autres visiteurs répartis autour du monde. Mais Blázquez et
ses quatre compagnons ne vont pas trouver beaucoup de facilité du côté de la
Légion du Christ. « Leur mission sera très délicate. Une fois détecté
l’énorme cancer de Maciel dans le corps de la Légion, ils devront voir jusqu’où
s’étendent ses ramifications et extirper tous les organes contaminés », affirme
Patricio Cerda. Selon son jugement, les métastases affectent toute l’œuvre.
Depuis les finances jusqu’à la spiritualité et la gestion : « tout
est pourri ».
D’après Patricio, « une fois prouvé que Maciel était un pédophile, un
pervers sexuel, qui a une fille reconnue comme telle et, au moins, trois autres
en plus ; qu’il utilisait des drogues , agissait à sa guise, avec d’énorme
sommes d’argent d’origine douteuse, les visiteurs devront enquêter à fond sa
conduite morale et les finances de l’ordre ».
En plus, Blázquez devra évaluer le degré de complicité de ses
collaborateurs. La triade qui dirige actuellement la Légion est la même qui a
entouré Maciel pendant son long règne à la tête de la congrégation : le
directeur général, Alvaro Corcuera, le vicaire général, Luis Garza et le
procurateur général, Cristóforo Fernández. Jusqu’à quel point étaient-ils au
courant et ont-ils aidé Maciel ? Mario González, auteur de L’Eglise du
silence, assure dans la revue mexicaine Proceso, que « les trois ont été
complices » et que « Cristóforo a été un éphèbe de Maciel qui, en
plus, lui procurait des jeunes mineurs pour qu’il abuse d’eux ». Les visiteurs
devront vérifier aussi si l’on continue aujourd’hui, dans la Légion, à vouer un
culte à la personnalité de Maciel. « Quand ‘notre père’, comme on
l’appelait, mangeait un bonbon, on conservait le papier d’emballage. Ou la
serviette avec laquelle il se lavait », commente Cerda. « Mon plus grande
rêve, quand que j’étais à l’intérieur, était qu’on m’offrit une photo signée
par lui ».
- Les portraits du fondateur omniprésent ont-ils été ôtés ?
- Il apparait que certains, oui, mais on continue de citer ses
écrits.
En plus de la perversion sexuelle et du culte de la personne, Blázquez devra
enquêter aussi sur les flux financiers dont s’alimente la Légion du Christ.
« J’estime que la congrégation a une capacité économique similaire à l’une
des grandes entreprises mondiales. Mais c’est un argent qui circule de façon
très opaque. C’est là quelque chose que Maciel a laissé très bien ficelé
».
En détachant le titre de Maciel sur les biens et l’origine de l’argent, une
porte pour la demande économique des héritiers du fondateur s’ouvrira. Bien que
le Droit Canonique interdise à un religieux de posséder des biens – ils
appartiennent à la communauté qui les couvre – et, donc, les laisser en
héritage. José Bonilla pense que les membres de la famille de Maciel pourront
effectivement réclamer leur part, à travers les voies civiles. « C’est une
organisation créée pour son fondateur, tout tournait autour de lui. Il n’est
pas impossible que les biens soient à son nom propre ou à des gens de confiance
», poursuit-il. D’après les informations recueillies par Crónica, Armando Arias
Sánchez ainsi que deux frères, dont le nom de famille est Carretano, feraient
partie de ceux-là. Bien entendu, les Légionnaires ne sont pas prêts à
céder : « Seul l’argent les intéresse ».
Une fois l’inspection achevée et le rapport présenté à Rome, il restera
plusieurs solutions. La moins probable est que l’on confirme les dirigeants
actuels dans leur mission. La plus logique serait que l’on chasse la triade
directrice actuelle et que l’on convoque un chapitre général pour élire
quelques nouveaux chefs « non-contaminés ». La solution la plus crainte
par les Légionnaires est que Rome les oblige à se dissoudre, et, si besoin, à
refonder, après avoir fait un grand ménage et une damnatio memoriae
(condamnation de la mémoire) du fondateur. La même chose que les capucins
durent faire en 1520. Bien que, pour les Légionnaires, comme pour Norma,
l’ombre de Maciel les poursuivra éternellement.
TROIS FILS EN PLUS, UNE FAMILLE NOMBREUSE ?
« Plus le temps passe, plus le nombre des enfants de Maciel augmente »,
écrit il y a quelques semaines Sanjuana Martínez, un journaliste mexicain,
spécialiste des cas de pédophilie cléricale et auteur d’un livre sur le sujet
(Man to púrpura), pour l’agence de presse Cimac. D’après Martínez, qui parle de
trois héritiers possibles, en plus de Norma Hilda, celui-ci « ne cachait
pas ses enfants à son entourage le plus proche, voyageait avec eux autour du
monde et leur donnait la possibilité d’étudier dans d’importantes universités
internationales ».
Tout à changé avec la mort de Maciel. « Ses trois supposés-fils
mexicains se retrouvèrent sans protection… Ce sont eux qui, au moins, ont tenté
de récupérer une partie de l’héritage en exigeant à la Légion du Christ la part
qui leur revenait, mais il est possible qu’il y ait d’autres héritiers, ici et
à l’étranger », révèle dans son texte l’informatrice, prix national du
journalisme au Mexique en 2006 et 2007.
Ces fils et filles auront-ils droit à un héritage, qui serait
colossal ? « Maciel possédait de l’argent et l’utilisait à son usage
personnel, mais n’aurait jamais dû posséder des biens, car selon le Droit
Canonique, aucun religieux ne peut en avoir ni en laisser à son héritage »,
affirme avec une voix claire et sereine l’ex prêtre légionnaire, Alberto Athié,
qui a dénoncé devant les autorités religieuses les activités du fondateur des
Légionnaires. Athié entendit un jour, étant prêtre, le récit des abus présumés
souffert par un ex légionnaire, l’ex recteur de l’Université Anáhuac Juan
Manuel Fernández Amenábar, aux mains de Maciel. Selon son opinion, tout fils
présumé qui voudrait réclamer l’héritage du religieux, pourra seulement aspirer
à une reconnaissance de paternité et à ce que l’ordre se charge de son
entretien jusqu’à sa majorité. D’autres voix disent que les fils de Maciel
pourront exiger, à travers une demande civile, une partie de l’héritage des
Légionnaires.
C’est un autre ex-légionnaire, José Barba, victime présumée des abus de Maciel, qui apporte plus d’informations. Selon cet ancien séminariste, professeur à l’Institut Technologique Autonome du Mexique, il y a une grande quantité de biens au nom de Maciel et des ses testamentaires. Barba, devant la question de à combien peut s’élever la fortune personnelle de Maciel, utilise comme moyenne le budget annuel de l’ordre, qui est de 500 millions d’euros, pratiquement le triple du Vatican (la valeur totale du patrimoine des Légionnaires pourrait dépasser les 20 milliards d’euros). Bien que, fait-il remarquer, la congrégation religieuse a tendance à toujours gonfler ses chiffres : le nombre de ses membres, de prêtres et, pourquoi pas, son propre budget. Mais des enfants de Maciel – un, deux, trois, quatre… - ils n’en parlent jamais.
Commentaires
si c´est vrai, il y a la une mine pour les services secrets du Mexique, des USA, d´Italie, et meme de France ou d´Allemagne, a la recherche de l´évasion fiscale et du blanchiment de l´argent issu de trafics illicites. Six éveques, meme géniaux, sont largement dépassés par ce travail de Sysyphe. Il est bien évident aussi que l´ordre en lui-meme est également dépassé.
Quant a l´obéissance et au secret, il faudrait interdire tous les ordres contemplatifs, comme l´a fait Joseph2 en Autriche en 1780. Un Légionnaire sorti de l´ordre est comme quelqu´un qui s´est fait virer d´une bonne situation: completement sonné, mais mieux placé car on manque de pretres. Cela arrive tous les jours dans la finance (Londres ou New York) et certains ne s´en remettent pas non plus.