«Dans ses mystérieux desseins, Dieu a choisi le père Maciel comme
instrument pour fonder la Légion du Christ et le mouvement Regnum Christi et
nous remercions Dieu pour le bien réalisé».
Cette phrase, qui est tirée du communiqué
de la Légion du Christ du vendredi 26 mars 2010 résume la position des
dirigeants de la congrégation au cours de ces derniers mois: le père Maciel
était un grand pécheur, et nous reconnaissons avec tristesse ses faiblesses,
mais «mystérieusement», il a été l'instrument que Dieu a choisi pour fonder la
congrégation.
Dès lors, la Légion s'est retranchée dans une attitude assez paradoxale, qui relève d'une certaine forme de schizophrénie: prouver au monde et aux autorités ecclésiastiques que, malgré les moeurs dépravés de son fondateur, la Légion est une oeuvre de Dieu ainsi qu'un signe d'espérance pour l'Eglise. Et que donc, elle n'a rien à se reprocher. Défendre une telle position était une gageure, plus difficile à tenir sans doute que la quadrature du cercle. Et pourtant, c'est ce que les supérieurs de la Congrégation ont essayé de faire, dans un schéma d'actuation assez similaire à ce qui avait eu lieu, une cinquantaine d'années auparavant, lors de la première visite apostolique (56-59)... laquelle, après quelques rebondissements machiavéliques, avait finalement permis au père Maciel d'être réhabilité dans sa fonction de directeur général de la congrégation, et, au passage, d'être blanchi de toutes les accusations qui pesaient sur lui.
Beaucoup
de maisons des Légionnaires du Christ continuent à exposer le portrait de leur
indigne fondateur. Et son système de pouvoir fonctionne toujours. La lettre
d'accusation écrite par un prêtre de la Légion à ses chefs. Qui n'ont plus de
protecteurs au Vatican


Par
Kevin B. Fagan, Docteur en philosophie



Vous
trouverez ci-dessous un article de Sandro Magister, vaticaniste reconnu, à
propos d'une circulaire interne à la Légion. Ce document, qui donne quelques
indications sur la façon de recevoir le communiqué du Saint Siège, a provoqué
des réactions houleuses sur la toile.
C'est là, d'après Benoît
XVI, la "terrifiante" actualité du message de Fatima. Mais le dernier mot de
l'histoire est la bonté de Dieu. Qui doit être accueillie dans la pénitence et
avec un esprit de conversion
Voici un article fort intéressant de George
Weigel, publié le 5 mai 2010 sur le site "
Longtemps,
on l’a cru réservé aux grands mystiques. Mais le « combat spirituel », à
savoir la résistance face aux forces du mal, connaît aujourd’hui une forte
réhabilitation. En témoigne le succès du livre de Fabrice Hadjadj, la Foi des
démons ou l’athéisme dépassé, qui vient d’être couronné par le prix de
littérature religieuse. L’auteur y démontre que le diable œuvre surtout sous
l’apparence du bien. Le défi consiste donc à repérer ses ruses... Suivons
Fabrice Hadjadj à partir de sept affirmations chocs résumant les différentes
thèses sur Satan que le philosophe théologien expose dans son ouvrage.
Grâce soit rendue à Celui qui fait éclater ses merveilles à l’heure où éclate
la trahison des siens.