EXLCBLOG.INFO Prévention à l'égard de la Légion du Christ et du Regnum Christi

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mercredi 16 mai 2012

Une bien triste révélation

Thomas_Williams.jpgD'après Nicole Winsfield :

Cité du Vatican (AP) – La congrégation de la Légion du Christ, encore sous le choc des révélations sur son fondateur pédophile, a reconnu mercredi avoir connaissance du fait que son plus célèbre prêtre avait eu un enfant, il y a quelques années, mais ne l'avait pas pour autant empêché d'enseigner la morale aux séminaristes ou de donner des conférences publiques sur l'Ethique.

Dans un communiqué, la Légion se dit désolée de ne pas avoir agi «plus tôt et plus fermement» pour retirer le père Thomas Williams de son ministère public de porte-parole, d'écrivain et d'intervenant sur les plateaux de télévision.

D'après John Allen :

Un prêtre légionnaire américain très en vue a reconnu avoir eu une relation sexuelle avec une femme et avoir eu un enfant de cette relation. Cela ajoute un nouveau chapitre au scandale grandissant qui entoure la congrégation religieuse très controversée.

Le père Thomas Williams, connu pour ses apparitions à la télévision, ainsi que pour ses conférences et ses livres de spiritualité, a publié aujourd'hui une déclaration dans laquelle il confirme avoir eu un enfant avec une femme «il y a quelques années». Il ajoute qu'en accord avec ses supérieurs, il a décidé de prendre une année sabbatique, en dehors de tout ministère publique «pour réfléchir à mon engagement comme prêtre».

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dimanche 13 mai 2012

Communiqué de presse de l'Association de Soutien aux Victimes de la Légion du Christ

casentmauvais.jpgTexte original en espagnol ici.

Alors que le Vatican prend au sérieux la lutte contre la pédophilie, le Délégué De Paulis et le Directeur Général continuent à se moquer des victimes.

J'ai lu avec stupeur les communiqués de presse qui ont commencé à circuler dans les médias du monde entier, suite à l'enquête initiée par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (CDF).

Ce qui m'étonne le plus dans ces nouvelles, c'est la déclaration publiée par la Légion du Christ, dans laquelle ils affirment que ce sont eux qui ont transmis les noms de pédophiles présumés à la CDF.

Cela est tout simplement faux et montre une fois de plus le mensonge permanent dans lequel vit la hiérarchie légionnaire, avec le cardinal Velasio De Paolis à sa tête.

Les affaires qui sont dans les mains de la CDF ont été transmises par notre Association à la congrégation vaticane, étant donné que pendant plus de deux ans toutes ces informations ont été envoyées au père Alvaro Corcuera, et ensuite au Délégué Pontifical, lesquels n'ont jamais bougé le petit doigt.

Et voilà que maintenant, ils se présentent comme s'ils étaient les protagonistes de cette opération.

A titre d'exemple, sachez que l'un de sept légionnaires accusés de pédophilie (et il y en a bien d'autres) a été maintenu à son poste d'aumônier de collège à Madrid, malgré le fait que nous avons averti il y a plus d'un an les supérieurs de la congrégation des accusations d'abus sexuels sur des petits séminaristes (remontant à 1996) qui pesaient sur ce prêtre.

Et les victimes ?

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mercredi 11 avril 2012

« C'est la faute à Prigione ! »

laver_mains.jpg

Justo Mullor se lave les mains...

Il y a quelques jours, Mgr Justo Mullor, qui a été Nonce Apostolique au Mexique de 1997 à 2000, a offert au journal Milenio une interview. Je ne vais pas traduire l'article, car ses positions ne sont pas nouvelles, et me semblent bien éloignées d'une recherche sincère de justice et de vérité.

En décembre 2010, dans une interview avec la journaliste mexicaine Valentina Alazraki pour le journal Milenio, le diplomate de l'Eglise avait su montrer ses talents certains pour ré-écrire l'histoire, afin de protéger le Pape, et de se dédouaner au passage de toute responsabilité personnelle. Voire même de se faire passer pour le héros de l'histoire. C'est un peu fort de café, je trouve.

Heureusement, José Barba était intervenu dans le même journal, quelques jours plus tard, pour rétablir la vérité. La réponse de José Barba était d'ailleurs particulièrement savoureuse... car si on s'en tient aux faits, et non aux belles paroles, Mgr Justo Mullor n'a pas spécialement brillé par son courage dans toute cette affaire. C'est le moins qu'on puisse dire.

Enfin, le vieux diplomate du Vatican vient de reprendre la parole, dans ce dernier article, dans lequel il continue ses manipulations. Cette fois, son argument consiste à charger son prédécesseur, Mgr Girolamo Prigione, d'être le seul et unique responsable de toute cette triste affaire. Et protéger Benoît XVI... quelques jours après la publication du livre "La Volontad de no saber". Un livre qui montre de façon accablante la responsabilité du Pape Benoît XVI dans l'étouffement du scandale Maciel. Mais que l'ancien nonce balaye d'une revers de la main.

Je crains que nous ne soyons plus dupes de ses manipulations. C'est le problème des gens qui mentent: au bout d'un moment, on ne peut plus leur faire confiance.

samedi 7 avril 2012

La volonté de ne pas savoir

Capture_d_ecran_2012-04-07_a_01.15.24.pngLe "dossier Maciel" provenant des Archives Secrètes du Vatican, et transmis par un groupe de prélats travaillant au Vatican à Fernando Gonzalez, José Barba et Alberto Athié vient d'être enfin entièrement mis en ligne. Cela représente un très grand nombre de documents, plusieurs milliers de pages, écrites en espagnol, en latin, en italien, en anglais... Il y a même quelques documents en français.

www.lavoluntaddenosaber.com

Il me semble que le document le plus intéressant, c'est sans doute la liste qui a été établie par les personnes chargées de reconstituer ce dossier, en grande partie grâce aux archives provenant de la Congrégation pour les religieux. Cette liste, établie selon toute vraisemblance en 2005, au moment où le Pape a ouvert une première enquête, montre de façon indubitable que le Pape avait en 2005 tous les éléments pour comprendre que la situation exigeait une intervention immédiate.

Ce n'est qu'en 2009, et acculé par les menaces de révélations dans les médias que Benoît XVI a commencé à agir. Enfin, agir... disons qu'il a envoyé les visiteurs pour rassurer tout le monde et empêcher les légionnaires de sortir. Pas trop pour chercher la vérité, apparemment.

Je n'ai malheureusement pas le temps d'informer les lecteurs de ce blog des informations qui me parviennent régulièrement sur l'avancée des réformes dans la congrégation... qui procède en fait par l'exclusion de toutes les personnes qui demandent des réformes. Sic.

Je publie ci-dessous la traduction de l'introduction que vous pouvez lire sur le site de "la volonté de ne pas savoir":

Afin de vous donner clairement le déroulé des occasions que les autorités de l'Eglise ont eu d'intervenir sur la Légion du Christ, je dirais les choses suivantes :

La première a eu lieu en décembre 1944, quand le 5ème évêque de Cuernavaca a reçu la dénonciation du jeune Luis de la Isla et de ses parents, mais n'a pas pas agi en conséquence et, autant qu'on peut le savoir, n'a pas envoyé de rapport au Vatican.

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mercredi 4 avril 2012

Pourquoi les consacrées s'en vont

Auto_stop.jpgTexte en anglais et en espagnol ici.

Au cours des trois dernières années, 340 consacrées ont quitté le Regnum Christi. Je possède leurs noms, car chacune est une personne. Beaucoup de gens se demandent : pourquoi ?

Il serait simpliste de dire que cela a été provoqué par le scandale Maciel. Cela a peut-être été le détonateur, mais il y a d'autres causes.

Certaines ont découvert qu'elles n'avaient pas la vocation, tout simplement parce qu'il n'y a pas de discernement pour entrer, et quand elles ont pu faire ce discernement avec une personne externe, elles se sont rendues compte qu'elles avaient confondu la générosité avec la vocation. Merci d'avoir été généreuses.

D'autres ont commencé à avoir des problèmes de santé, physiques et psychologiques, parce que les exigences de la vie consacrée sont contraires à l'équilibre, et blessent les personnes. Les femmes ne peuvent ni ne doivent vivre comme des hommes, ou sinon elles finissent par s'écrouler. Et c'est ce qui est arrivé. Merci pour toutes les souffrances que vous avez offert en silence et avec amour.

D'autres ont commencé à demander d'entendre la vérité complète, et elles n'ont reçu que des demi-vérités ou des mensonges. Quand elles ont découvert cela, elles se sont souvenues que la vérité nous rend libres, et elles ont choisi la vérité.

Beaucoup ont espéré et espèrent l'aide de l'Eglise pour une véritable rénovation de leur façon de vivre la consécration. Elles ont étudié les enseignements de l'Eglise, elles ont fait des propositions, mais cela n'a servi à rien. Alors, elles ont décidé d'être fidèles à ce que l'Eglise exige de la vie consacrée. Merci pour votre courage.

Les premières ne sont pas parties parce qu'elles le voulaient, mais parce qu'on leur a dit :

- "Vous êtes dispensée de vos engagements.
- Mais je n'ai jamais demandé à être dispensée !
- Peu importe, le père Alvaro a signé votre dispense"

Il ne leur restait plus qu'à prendre leurs valises et à retourner dans le monde, après 30 ans de vie consacrée... en conservant cependant la main confiante dans la fidélité de Dieu. Merci pour votre intégrité et pour votre foi.

Chaque soeur qui souffre et tombe sur le chemin est une invitation de Dieu, pour penser à ce qu'il faudrait changer, afin que la charité dont se vante le mouvement ne reste pas lettre morte, mais se traduise par des faits.

Merci à toutes celles qui ont lutté pour rendre l'amour plus authentique, et à toutes celles qui ont choisi de prendre un autre chemin pour continuer à aimer.

Nieves García

dimanche 1 avril 2012

Lettre ouverte de Juan Jose Vaca au Pape Benoît XVI

JJ_Vaca_et_Maciel.jpgJe trouve qu'il y a beaucoup de noblesse dans la très belle lettre qui suit. Elle me fait penser à certains textes de l'Ancien Testament, notamment Isaïe 63-64, qui exprime les gémissements d'un peuple qui se sent abandonné par Yahvé. Merci à l'aimable personne qui m'a offert la traduction de cette lettre.

Votre Sainteté,

Depuis le jour où vous avez rendu public votre désir de venir au Mexique, j'ai pensé et espéré que les démarches habituelles seraient faites pour que les victimes-survivantes mexicaines d'abus sexuels perpétrés par le clergé catholique soient prévues dans l'agenda des événements que Votre Sainteté tiendrait au Mexique -ce Mexique qui Vous accueille en ces jours les bras ouverts, Vous offrant les marques d'une haute estime et d'une grande considération.

Mon espoir s'est évanoui quand, tandis que Vous étiez déjà sur le sol mexicain, Votre comité responsable ne fit rien pour que nous, victimes-survivantes, eussions l'opportunité de recevoir les mêmes marques d'approche, de compréhension et de réparation que celles que Vous avez manifestées à de semblables victimes en chacun des pays que votre Sainteté a visités.

Saint Père : pourquoi nous a-t-on ignorées, nous, les victimes mexicaines ?

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jeudi 29 mars 2012

La guerre perdue du Vatican

Un documentaire de Patrick Benquet
Lundi 02 avril à 23h05 sur France 3

« La guerre perdue du Vatican » est une enquête de plus d'un an qui révèle que les formidables promesses du Concile Vatican II, il y a cinquante ans, n'ont pas été tenues.
Les principaux protagonistes de ce thriller ecclésiastique ont été interrogés. Des cardinaux comme Monseigneur Etchegaray ont accepté de parler. Pour la première fois des évêques racontent l'extraordinaire modernité de ce Concile qui voulait sauver l'Eglise de son dépérissement et le travail de restauration mené depuis 50 ans par le Curie romaine et les papes Jean-Paul II et Benoit XVI.

Les traditionnalistes dévoilent leurs ambitions réelles - la liquidation du concile et le retour à la tradition. Le soutien de la papauté à des institutions comme l'Opus Dei ou les Légionnaires du Christ n'empêchera pas la révélation de scandales qui entachent durablement l'institution.

Face à ce puissant courant réactionnaire, de plus en plus de prêtres appellent à désobéir au pape et revendiquent le droit de se marier tandis que des femmes réclament celui d'être ordonnées.

Cette enquête se termine par l'image d'une église dans la tempête, assiégée par ses contestataires, frappée au c?ur par le scandale de la pédophilie et qui cherche à survivre en se barricadant derrière les hautes murailles d'une tradition, rejetée par la société contemporaine.

mercredi 21 mars 2012

Une terrible vérité. Suite.

mons-ratzinger.jpgJe publie dans la foulée un article, que j'ai écrit il y a quelques mois, mais que je n'avais pas osé mettre sur le blog. Il s'agit d'une synthèse sur la façon par laquelle Benoît XVI a géré l'affaire Maciel.

Mais avant, permettez-moi d'exprimer quelques idées en guise d'avant-propos :

Tout d'abord, j'insiste sur le fait qu'il est très difficile de se faire une idée objective, puisque par définition les décisions des dirigeants de l'Eglise ne nous sont pas connus directement. Pris indépendamment, chaque élément de ce dossier peut être interprété différemment. C'est en effet l'ensemble du dossier qu'il faut avoir à l'esprit, lequel, en ce qui me concerne, s'est inscrit dans une histoire personnelle de révélations progressives. C'est un peu comme un puzzle, composé de milliers de pièces très similaires, qu'il m'a fallu reconstituer à l'aveuglette. Le pieux silence des autorités de l'Eglise agit en effet comme une chape de plomb, si bien que la vérité n'éclate jamais au grand jour. J'étais dans la Légion de 1999 à 2006, et j'ai été le témoin direct de la façon par laquelle la Légion a réussi à s'infiltrer un peu partout dans les services du Vatican. J'ai été témoin de l'espérance folle que la Légion du Christ avait suscité chez Jean-Paul II, mais également, et peut-être surtout, chez le cardinal Ratzinger. Je vais essayer de reconstituer ici les principaux éléments de ce puzzle, sachant, comme vous pouvez le comprendre, que l'histoire est tellement complexe, qu'il faudrait plusieurs livres pour argumenter correctement tout cela.

Deuxièmement, j'aimerais rappeler que ma position actuelle est le fruit d'une série de désillusions. En tant que baptisé et fils de l'Eglise Catholique, j'ai toujours voulu donné au Pape le bénéfice du doute. Si bien que lorsque j'ai commencé à parler, et que les journalistes sont venus à ma rencontre, étant le seul français à m'exprimer sur la question, j'ai naturellement pris le parti de défendre le pape. Il y avait une théorie prônant que le cardinal Ratzinger avait été empêché d'agir par le cardinal Sodano et d'autres personnages de la curie romaine, notamment Mgr Dziwisz. L'idée avait été soulevée par le journaliste nord-américain Jason Berry, mettant en avant un réseau de corruption caractérisé au sein même du Vatican. L'idée avait été reprise plusieurs fois par le célèbre vaticaniste Sandro Magister, qui nous a finalement induit dans l'erreur. J'ai cru à cette théorie sans y croire vraiment, car quelque chose en moi me murmurait que cette version des faits ne sonnait pas juste. Mais il était trop tard, et j'avais de nouveau collaboré, sans le vouloir, à la diffusion d'une terrible mensonge. Des éléments sont venus ensuite infirmer cette théorie, et m'ont permis de comprendre que le problème ne venait pas de groupes de pression au sein du Vatican, ou de réseaux de corruption... mais que le problème venait bien de Jean-Paul II, d'abord (pour un aveuglement inexplicable suivi d'imprudences lourdes de conséquences) et surtout de Benoît XVI.

L'idée que le Pape lui-même était impliqué dans des manipulations aussi odieuses m'était insupportable. Cela bousculait des choses en moi, des choses sur lesquelles j'étais encore trop ancré. Comme beaucoup de gens, j'avais mis tous mes espoirs en Benoît XVI, persuadé qu'il était l'homme de la situation et qu'il allait enfin faire le ménage dans la Légion. Après avoir défendu mordicus ce postulat devant un certain nombre de journalistes, je me suis rendu compte que je m'étais trompé. Ce que je n'aurais jamais voulu croire s'est imposé à moi comme une évidence : la visite apostolique était une imposture, les conclusions étaient décidées d'avance et les discours du Pape étaient faux. Cette idée m'a fait beaucoup souffrir... J'ai passé des nuits entières dans l'angoisse et la désolation, à me battre contre moi-même pour arriver à admettre que le Pape avait bafoué, apparemment sans grand scrupule, les règles primaires de toute morale : étouffant les scandales, manipulant... tolérant des moyens iniques pourvu de sauver la Légion, sans jamais faire cas des milliers de victimes broyées par les rouages de la Légion.

J'aimerais vous demander, en lisant mes lignes, de faire l'effort de ne pas balayer mes arguments à cause de quelques préjugés mal placés. Sachez que les préjugés, je les tous affronté, non sans douleur.

On ne construit jamais le royaume de Dieu sur des mensonges.

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Une terrible vérité

La_salette.jpgA l'occasion de la venue de Benoît XVI au Mexique, les victimes du père Maciel qui continuent d'être somptueusement ignorés par les légionnaires, voire insultés par le Cardinal De Paolis, font paraitre ce manifeste. Il font publier également un livre contenant plus de 200 archives provenant du dossier Maciel, au Vatican.

J'aurais aimé pouvoir dire que ce qui est dit là est faux. Mais je ne peux, sans trahir la vérité. L'Evangile de dimanche dernier m'a rappelé une nouvelle fois mon devoir de conscience, et aujourd'hui, je ne peux plus taire cette terrible vérité:

"quand la lumière est venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. En effet, tout homme qui fait le mal déteste la lumière: il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne lui soient reprochées; mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient reconnues comme des œuvres de Dieu." Jn 19, 21.

Or cette terrible vérité, c'est que c'est le Vatican qui est coupable. Et que Benoît XVI, pour des raisons que je ne m'explique pas, a fait des choix bien difficiles à comprendre. Et tant pis si cela fait mal: on ne construit pas l'Eglise sur des mensonges.

Manifeste publique à l'attention de Benoît XVI. Mars 2012.

Original en espagnol ici

A l'image de nos espoirs de vérité et de justice dans l'Eglise, quelques uns des anciens légionnaires du Christ qui étaient aux côtés des signataires de la lettre ouverte adressée à votre prédécesseur Jean-Paul II, sont aujourd'hui morts. A partir de 1997, nous avons espéré avec eux, qu'au lieu d'être ignorés et réprimandés par les autorités ecclésiastiques, nous recevrions une réponse à cette lettre, et ensuite, qu'on respecterait à notre égard la vérité, la charité et le droit qui nous étaient dus, en raison de la plainte canonique que nous avions déposé à Rome le 17 octobre 1998 auprès de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, laquelle était présidée à cette époque par Votre Sainteté.

Il y a environ un an et demi, vous avez affirmé au journaliste Peter Seewald « n'avoir eu d'indices concrets (au sujet des accusations contre le père Marcial Maciel) qu'à partir de l'an 2000 ». Mais nous, dans l'esprit du Concile de Sardique – un concile, certes, un peu oublié – nous avions adressé il y a quinze ans une lettre à Jean-Paul II. Celle-ci avait été apportée au Vatican par le nonce apostolique Justo Mullor Garcia, afin d'être dûment remise au Pape. Nous y exposions nos convictions, dans une attitude respectueuse et confiante. Nous proposions également de nous soumettre immédiatement aux interrogatoires et jugements nécessaires, de façon à faire apparaître la vérité, et qu'ainsi, les uns et les autres, Marcial Maciel et nous-mêmes, pour le bien de société et de l'Eglise, nous puissions être examinés par un procès canonique en bonne et due forme.

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mercredi 22 février 2012

Séparer le bon grain de l'ivraie

vulpin-champ-de-ble-505.jpg«Comme nous n'avons aucun motif de honte, nous ne voulons rien cacher ; nous n'employons pas n'importe quel procédé, et nous ne falsifions pas la parole de Dieu.»
2 Cor 4, 2

20 signaux avertisseurs de problèmes dans les nouveaux groupes religieux

par Peter J. Vere
Original de l'article en anglais ici

Résumé : l’auteur reprend une conférence donnée par le père Francis Morrisey lors d'un congrès de Droit Canonique. Dans cette intervention, le père Morrisey réfléchissait sur les raisons expliquant la prolifération de nouvelles communautés dans l'Eglise, ainsi que sur les signaux permettant d'identifier si une communauté transgresse les règles de l'Eglise.
Depuis la clôture du Concile Vatican II, un nombre important de nouvelles communautés est apparu dans l'Eglise. Alors que certaines de ces communautés semblent avoir pris un bon départ, sur des bases solides, d'autres ont quitté le droit chemin. Cela est probablement dû à des carences doctrinales ou à des pratiques douteuses.

Drapeaux rouges. Signaux d’alarme

En tant que juriste, spécialisé dans le Droit Canonique, on me demande souvent sur quoi se base l’Eglise pour évaluer les nouveaux groupes qui se développent en son sein. Bien que non exhaustive, la liste suivante fait état d’un assez grand nombre de points auxquels tout canoniste peut se référer pour examiner une nouvelle communauté.

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Jean-Paul II parle de l'articulation entre miséricorde et justice

220px-John_Paul_II_Medal_of_Freedom_2004.jpgLe Christ souligne avec insistance la nécessité de pardonner aux autres : lorsque Pierre lui demande combien de fois il devrait pardonner à son prochain, il lui indique le chiffre symbolique de «soixante-dix fois sept fois», voulant lui montrer ainsi qu'il devrait savoir pardonner à tous et toujours. Il est évident qu'une exigence aussi généreuse de pardon n'annule pas les exigences objectives de la justice.

La justice bien comprise constitue pour ainsi dire le but du pardon. Dans aucun passage du message évangélique, le pardon, ni même la miséricorde qui en est la source, ne signifient indulgence envers le mal, envers le scandale, envers le tort causé ou les offenses. En chaque cas, la réparation du mal et du scandale, le dédommagement du tort causé, la satisfaction de l'offense sont conditions du pardon.

Ainsi donc, la structure foncière de la justice entre toujours dans le champ de la miséricorde. Celle-ci toutefois a la force de conférer à la justice un contenu nouveau, qui s'exprime de la manière la plus simple et la plus complète dans le pardon. Le pardon en effet manifeste qu'en plus du processus de «compensation» et de «trève» caractéristique de la justice, l'amour est nécessaire pour que l'homme s'affirme comme tel.

L'accomplissement des conditions de la justice est indispensable surtout pour que l'amour puisse révéler son propre visage. Dans l'analyse de la parabole de l'enfant prodigue, nous avons déjà attiré l'attention sur le fait que celui qui pardonne et celui qui est pardonné se rencontrent sur un point essentiel, qui est la dignité ou la valeur essentielle de l'homme, qui ne peut être perdue et dont l'affirmation ou la redécouverte sont la source de la plus grande joie.

L'Eglise estime à juste titre que son devoir, que le but de sa mission, consistent à assurer l'authenticité du pardon, aussi bien dans la vie et le comportement que dans l'éducation et la pastorale. Elle ne la protège pas autrement qu'en gardant sa source, c'est-à-dire le mystère de la miséricorde de Dieu lui-même, révélé en Jésus-Christ.

Extrait de "Dives in misericordia" (1981) n° 14.

mardi 21 février 2012

Le véritable charisme de la Légion

Attention_manipulation.jpgUn texte remarquable, écrit par un ancien légionnaire américain, Glenn Favreau, qui a travaillé quelques années à la Direction Générale, à Rome. De ce que je sais, il est aujourd'hui devenu avocat dans le Michigan. Ce texte a été écrit, sauf erreur de ma part, il y a quatre ans, et a été publié sur le site de ReGAIN au moment même où l'association (seul petit village gaulois résistant à l'envahisseur!) était poursuivi en justice par la Légion.

Je trouve cette analyse saisissante, et je pourrais épiloguer pendant des heures sur chacun des points soulevés. Je me suis permis, en quelques endroits, d'ajouter des exemples de mon expérience personnelle ou de témoignages que j'ai pu recevoir pour illustrer les propos de l'auteur.

Il y a trois ans, nous apprenions les premières révélations sur la double vie du père Maciel. La vérité, si bien cachée, parfois au prix de crimes d'une cruauté sans nom, est apparue progressivement, malgré toute la mauvaise volonté des autorités légionnaires. Néanmoins, pour beaucoup d'anciens légionnaires et même de légionnaires en poste, ces révélations portaient en elles un rayon d'espérance: celle d'une conversion sincère. Hélas, encore une fois, la Légion, continuant ses manipulations habituelles au sein même de l'Eglise, a su trouver les astuces pour renverser la situation à son avantage et faire croire au monde que "par un miracle extraordinaire" le père Maciel avait été l'instrument de Dieu. Depuis, pratiquement aucun changement. Quelques larmes de crocodile. Les anciens légionnaires, ceux qui avaient lutté pour la vérité, au prix de sacrifices incroyables, n'ont été ni contactés, ni remerciés, ni bien sûr indemnisés.

Je trouve que ce texte montre très bien qu'il y a un dynamisme pervers dans la congrégation qui ne peut pas se réformer tant il est ancré dans la mentalité des légionnaires, lesquels, quand ils sortent de la congrégation, mettent des années et des années à reconstruire les fondements de leur agir moral, tant la spiritualité légionnaire induit subrepticement un clivage entre le dire et le faire. En ce qui me concerne, je crois que la Légion est un paradigme de structure de péchés (Et encore une fois, je répète que je ne juge pas les légionnaires, en tant que personnes, qui dans cette triste histoire sont surtout des victimes, voire des martyrs de ce système coercitif inique). Or, cette structure de péché s'est construite, dans le temps, par des petits mensonges qui se sont accumulés, les uns après les autres, jusqu'à construire cette congrégation, aux allures si gonflantes et imposantes, mais qui n'est en fait qu'une énorme et gigantesque imposture; au même titre que certains totalitarismes du 20ème siècle.

Le légionnaire menteur (original en anglais sur le site de ReGAIN)

Par Glenn Favreau

Il n'est pas besoin d'écrire une thèse pour montrer que le mensonge est un péché. Cette notion est inscrite en nous, comme une sorte d'expression de la loi naturelle. C'est un péché de mentir, mais c'est aussi déshumanisant : manière de dire que le mensonge rend une personne inférieure à son statut d'être humain.

Mentir par l'exemple

Le Légionnaire du Christ est entraîné à mentir dès son entrée dans la congrégation. Certes, il n'y a pas de cours de mensonges, lesquels seraient enseignés à la suite des cours de chant grégorien le vendredi soir. Non : l'approche est plus subtile et se fait à travers des exemples et des consignes. A l'intérieur de la Légion, une grande variété de subterfuges permet de justifier les mensonges, et étonnamment, certains anciens légionnaires continuent pendant des années à utiliser ce genre de pratiques. Pire : plusieurs anciens membres de la Légion croient faire avancer le «Règne du Christ», en envoyant à ReGAIN des lettres dans lesquelles ils défendent la Légion, en remplissant leurs lettres d'injures et d’obscénités. Apparemment, leurs capacités à discerner le bien du mal semblent s'être un peu estompées, alors qu'ils achèvent leurs lettres en utilisant des formules comme «Dans le Christ» ou «Je vais prier pour vous».

Commentaires du blogueur: J'ai aussi connu cela. Quand j'ai commencé à vouloir partager mes problèmes de conscience à l'Eglise, avant même les révélations sur la double vie de Maciel, j'ai eu des menaces et des intimidations de la part d'une membre du Regnum Christi et d'un légionnaire. Quand j'ai commencé ce blog, cela a été encore des menaces, des appels malveillants, parfois au milieu de la nuit pour m'empêcher de dormir; chaque fois que j'écrivais un article, quelqu'un m'inscrivait automatiquement à des dizaines de newsletters débiles, voire pornographiques, etc, etc. Tout cela, bien sûr, devait être "pour la plus grande gloire de Dieu, j'imagine?

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dimanche 19 février 2012

La lettre du père Ferreira Correa de 1956

IZQ.-DER. P. LUIS FERREIRA MONS. ARAIZA . NP.C'est peut-être l'un des documents les plus effrayants de l'affaire Maciel, dont je voulais mettre en ligne la traduction depuis longtemps. Le père Ferreira Correa, jeune prêtre diocésain, avait été confié par son évêque au père Maciel pour seconder ce dernier dans son projet de fondation. En 1956, après avoir tout essayé pour aider le père Maciel à sortir de ses addictions, il finit par alerter lui-même les autorités ecclésiales sur les turpitudes du fondateur. Cette lettre, qui fait suite à d'autres courriers de dénonciation, conduira l'Eglise à diligenter enfin une première enquête qui s'achèvera en 1959, par un magnifique coup d'éponge sur Maciel, au motif "qu'on juge l'arbre à ses fruits" (sic).

A.R.T.
Ecole Apostolique du Sacré Coeur
Quinta Pacelli, Calle
Tlalpam 2

Le 23 août 1956

A son excellence Mgr. Francisco Orozco Lomeli
Vicaire Général
Archidiocèse de Mexico
Ville de Mexico

Votre excellence,

Conformément à la convocation que Votre Excellence a daigné m'envoyer et obéissant à l'ordre de Votre Excellence d'exprimer dans un rapport détaillé tous les faits relatifs à certains faits qui touchent à la façon de procéder et d'être du révérend père Marcial Maciel, Fondateur et Supérieur Général de cet Institut Religieux, moi, Luis Ferreira Correa, religieux profès perpétuel, âgé de 41 ans, actuellement Recteur de l'Ecole Apostolique du Sacré Coeur de Tlalpan, D.F., et Vicaire Général de cet Institut des Missionnaires du Sacré Coeur et de la Vierge des Douleurs, faisant le serment de dire la vérité, toute la vérité et rien que la vérité, devant Votre Excellence, je me vois obligé d'exprimer les faits suivants:

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La Légion de Maciel continue de couvrir des pédophiles

4104195624-scandale-des-abus-sexuels-dans-l-eglise.jpgL'article qui suit est un témoignage troublant, qui traduit bien le genre de situations équivoques auxquelles des enfants se retrouvent parfois confrontés, dans l'univers clos et culpabilisant des petits séminaires de la Légion. Je partage, hélas, l'analyse de mon ami Patricio Cerda, qui a rédigé l'introduction de ce témoignage, et que j'ai également traduit et publié ci-dessous. J'ajoute que j'ai été moi-même confronté à des révélations scabreuses concernant des attouchements perpétrés en 2005 à l'Ecole Apostolique de Méry-sur-Marne, et soigneusement étouffées par le même supérieur épinglé dans cet article: le père Hector Guerra. A l'instar de Patricio, je sais que les affaires de pédophilie sont "légions" dans la Légion, et je ne crois pas que quelques larmes et quelques règles supplémentaires suffiront à régler un problème structurel lié à une formation inhumaine qui produit des frustrations et induit des comportements clivés.

Article original en espagnol ici

Introduction (de Patricio Cerda)

Ce matin, j'ai lu avec attention l'homélie prononcée par le cardinal Ouellet, lors de l'acte pénitentiel qui a été célébré à Rome, à l'occasion du Symposium sur les abus sexuels sur des mineurs, et je désire partager avec nos lecteurs une partie de celle-ci :

La tragédie de l’abus sexuel de mineurs perpétré par des chrétiens, spécialement lorsque commis par des membres du clergé, est une source de grande honte et un énorme scandale. C’est un péché contre lequel Jésus lui-même s’est prononcé : « Si on lui attachait au cou une meule de moulin et qu'on le précipite à la mer, ce serait mieux pour lui que d'entraîner au péché un seul de ces petits » (Lc 17, 2). L’abus est un crime qui en fait provoque une authentique expérience de mort pour des victimes innocentes, que Dieu seul peut réellement ressusciter à une vie nouvelle par la puissance de l’Esprit-Saint. Ainsi, avec une profonde conviction et conscience de ce que nous faisons présentement, nous nous tournons vers le Seigneur et nous l’implorons.

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samedi 18 février 2012

« La Légion doit disparaitre »

zzpetersed.jpgA propos de l'auteur : Edward N. Peters a commencé ses études par du Droit civil (américain) à l'Université du Missouri, à Columbia, en 1982, puis il a obtenu un doctorat en Droit canonique à l'Université Catholique d'Amérique, en 1991. Depuis 2005, il occupe la chaire du Cardinal Edmund Szoka, au Grand Séminaire du Sacré-Coeur, à Détroit, dans le Michigan. En 2010, il a été nommé Référendaire de la Signature Apostolique, par le Pape Benoît XVI. (Pour plus d'information, vous pouvez consulter son site internet canonlaw.info)

Le père Berg, homme de grande sagesse, a raison : la Légion doit disparaître

Article original en anglais ici.

Le 15 février 2012

L'angoisse latente au sujet du supposé "avenir" de la Légion du Christ et de ses organismes affiliés ont été difficiles à suivre ces derniers années, et à cause de nombreuses affaires pressantes, je n'ai encore donné que peu de commentaires sur ce sujet. La nouvelle que j'ai reçu aujourd'hui, à savoir qu'un groupe de femmes consacrées a décidé de quitter la Légion afin de se mettre sous l'autorité d'un évêque local, me semble être une très bonne nouvelle. Et même mieux : cela a poussé le père Thomas Berg, un prêtre que j'admire beaucoup, à s'exprimer sur le sujet.

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« Ces prêtres sont des victimes... et ils ont besoin de soins ! »

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Ma soi-disante « vie consacrée »

Témoignage de Karna Swanson
Texte original, publié sur le site Life After RC, le 22 octobre 2011

D'habitude, je préfère ne pas raconter aux gens que j'ai été consacrée dans le Regnum Christi dans les années 90. D'ailleurs, la plupart de mes amis les plus proches n'ont pas la moindre idée de ce que je faisais quand j'avais vingt ans, et que j'étais jeune et idéaliste. Mais dans une interview pour CNA (Catholic News Service), le père Thomas Williams,l.c. a révélé le fait que je suis une ancienne consacrée du Regnum Christi. Cette information n'est pas un grand secret, ou une chose que je chercherais à dissimuler à tous prix, mais c'est quelque chose d'assez personnel que je me garde bien de divulguer largement. Ce n'est d'ailleurs pas une partie de ma vie dont je suis particulièrement fière, bien que depuis quelques années, j'ai commencé à en parler un peu plus librement (en grande partie grâce à la guérison que m'a procuré la simple lecture du blog Life-after-rc).

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vendredi 17 février 2012

Le cardinal De Paolis menace celles et ceux qui voudraient partir

le_pistolet_sur_la_tempe_L.jpgAu moins maintenant, c'est clair : le cardinal De Paolis a bien intégré toute la mentalité légionnaire. Son discours s'apparente d'ailleurs de façon troublante à ceux du père Maciel. C'est de la manipulation mentale de la pire espèce.

« Ces derniers jours, au cours desquels nous avons vécu des moments de communion intense et de joie renouvelée en découvrant une fois de plus la beauté de la consécration, nous avons également eu la tristesse d'apprendre que certaines de nos soeurs ont demandé de quitter le Regnum Christi. Elles affirment être parvenues à cette décision après une période de plusieurs années de réflexion. Nous devons respecter leur décision. Je me permets d'exprimer l'espérance qu'aucunes d'entre elles ne laisse prendre par la tentation de faire du prosélytisme ou de persuader d'autres consacrées, qui restent fermes et qui désirent persévérer fidèles à leurs engagements.

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jeudi 16 février 2012

Non, non, non, ne vous inquiétez pas: tout va très bien (madame la marquise)!

tout_va_tres_bien_madame_la_marquise01.jpgDans la matinale du journal La Vie:

Nouvelle démission chez les Légionnaires du Christ

Natalia Trouiller - publié le 16/02/2012

Selon le blog italien Trastevere, qui publie sa lettre de démission, la responsable des consacrées de la branche laïque des Légionnaires du Christ Malen Oriol a quitté le mouvement. Une démission de plus dans un mouvement qui ne parvient pas à tourner la page des crimes de son fondateur.

Pour lire la suite, cliquez ici.

lundi 13 février 2012

Les péchés du père Maciel

Voici un reportage qui est passé à l'automne 2009, sur TVN Chili, dans l'émission INFORME ESPECIAL. J'en avais alors fait le sous-titrage me battant pendant des heures et des heures avec un logiciel d'édition vidéo bien compliqué... mais je n'avais pas encore mis ces vidéos sur le blog. Alors voilà, c'est maintenant chose faite!














samedi 11 février 2012

L'Irlande, l'OSCE et Massimo Introvigne

Introvigne.jpgUn article très pertinent, publié sur le site Dialogue Ireland. J'ai placé mes commentaires personnels à la suite de l'article.

Depuis le 1er janvier de cette année, l'Irlande occupe la présidence de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), qui sera présidée par le Vice Premier Ministre, Eamon Gilmore. Ce dernier a décrit ses objectifs comme suit :

« L'Irlande s'est engagée à défendre les valeurs fondamentales de l'OSCE et la promotion de la paix, la sécurité et le respect des droits de l'homme ainsi que l'application des lois dans la zone euro-atlantique et eurasienne.

Nous nous appuierons sur notre expérience de résolution de conflits dans les processus de paix en Irlande du Nord pour faire avancer ces projets et faciliter l'engagement des parties.

La capacité d'Internet pour informer et responsabiliser les gens est évidente. Il est hélas aussi évident que les menaces à la liberté d'expression ont tendance à se multiplier.

Un nouveau représentant a été désigné pour la Lutte contre l'intolérance, le racisme, la xénophobie et les discrimination contre les chrétiens et les fidèles d'autres religions. Dialogue Ireland considère que c'est un événement significatif, étant donné l'ancien représentant, M. Massimo Introvigne.

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