Voici le témoignage d'Alberto
Athié, un ancien prêtre mexicain, qui a été un témoin privilégié dans toute
cette affaire.
Personnellement, j'ai du mal à comprendre pourquoi l'Eglise maintient à son
poste le cardinal Rivera. C'est un mystère. Dans n'importe quelle entreprise,
un patron commettant de telles erreurs aurait été viré sur le champ. Enfin, moi
je dis ça...
Attention: certains passages de cette interview risquent de vous donner la
nausée.
Interview d'Alberto Athié par Carmen Aristegui
Né à Mexico en 1954. Docteur en philosophie par l'Université Saint Thomas de Rome. Figure importante au sein de l'épiscopat mexicain et du secrétariat latino-américain de Caritas International. Il a renoncé au sacerdoce en 2003, dénonçant les actes pédophiles commis par des prêtres catholiques au Mexique et dans d'autres pays. Il réalise un travail actif dans des organismes non-gouvernementaux comme « Fin Comun », dont il est le fondateur, pour promouvoir l'initiative civique et la culture du dialogue.
A partir de maintenant, nous allons chercher la justice
Ton histoire relative à l'affaire Marcial Maciel est longue et complexe.
Elle t'a même conduit à devoir renoncer à ton ministère sacerdotal. Tout a
commencé avec ta première et seule rencontre avec Juan Manuel Fernandez, ex
recteur de l'Université Anahuac. L'histoire qu'il t'a raconté et l'engagement
moral que tu as pris devant lui. Comment tout a commencé pour toi?
L'une de mes activités, comme prêtre, était d'accompagner, à titre
personnel, un groupe de femmes qui faisait un cercle d'étude biblique,
coordonné par « Mayaya » Obregon de Caire, qui appartient à l'une des
familles qui est à l'origine de la Légion. Elle et sa famille ont énormément
donné à l'oeuvre. Une de leurs filles est même devenue consacrée dans le
mouvement Regnum Christi, mais a ensuite quitté dans des conditions étranges.
Elle aidait beaucoup Maciel, organisant des réunions dans sa maison, comme cela
se faisait au début de la fondation, lorsque Maciel rendait visite à des femmes
importantes de la société mexicaine. Mayaya est l'origine du contact avec
Fernandez Amenabar, qui avait été le bras droit de Maciel: celui qui avait
fondé les écoles du Cumbres et de l'Irlandés, ainsi que l'université de
l'Anahuac. Beaucoup de personnes l'aimaient énormément, et parmi eux Andrea,
qui allait ensuite faire partie de ce cercle de femmes, ainsi que son fiancé,
Federico Toca.
Quand ces derniers ont décidé de se marier, il ont cherché le père Amenabar, mais à l'Anahuac on leur a dit qu'il n'était plus là, que la Légion ne donne pas d'informations et qu'elle envoie ses membres là où Dieu le veut, à travers les décisions de Nuestro Padre, et c'est tout. Quelques temps plus tard, ils ont demandé de nouveau de ses nouvelles à l'Université, et on leur dit que le père Amenabar est mort.
Voici
un petit témoignage publié il y a quelques jours par "José", un ancien
légionnaire, dans les commentaire du blog américain Life-after-rc. Nous sommes
désormais assez nombreux, José, à trinquer avec toi!
Par
Kevin B. Fagan, Docteur en philosophie
Je suis
la mère d’un ancien élève de l’école apostolique de Méry sur Marne. Notre fils
était très enthousiaste lorsqu’il est entré à l’école apostolique… Nous étions
heureux de son choix, tout allait bien…
En 2002,
alors que j’étais à Salamanque, le père Maciel est venu nous rendre visite.
Nous étions 220 environ, très à l’étroit dans un centre trop petit. Nous
vivions une discipline très sévère, souffrant du froid, du manque de sommeil,
de l’enchainement intensif des activités… Nous l’attendions dans l’auditorium,
les novices devant, et les humanistes derrière.